Faustine Maliar, « Faire émerger une nouvelle génération à droite »

Faustine Maliar est candidate en 24ème position pour les Républicains sur la liste portée par François-Xavier Bellamy. Engagée dans le Pas-de-Calais, elle est directrice adjointe de la Maire de Calais, Nathacha Bouchart et conseillère régionale. 

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours politique ?

Je m’appelle Faustine Maliar j’ai 23 ans, je suis conseillère régionale déléguée des Hauts-de-France aux côtés de Xavier Bertrand depuis 2015 et je suis également directrice de cabinet adjointe de Natacha Bouchart, Maire de Calais. J’ai commencé très jeune à m’intéresser à la politique, j’ai commencé à militer dès l’âge de 15 ans et j’ai pris ma carte l’année suivante en adéquation avec la réglementation. J’ai ensuite commencé à militer de manière active à partir de ce moment là. J’ai toujours eu à cœur de prendre part aux différentes actions de mon parti, dans les bons comme dans les mauvais moments.

Votre présence sur la liste LR à un jeune âge est-elle un message envoyé par Les Républicains ?

Cela renvoie à un message d’engagement pour la jeunesse. Aujourd’hui on a assiste à une crise des vocations en politique, on voit bien que les jeunes ont tendance malheureusement à se désintéresser de la politique. Je ne pense pas que ce soit de leur faute. Je pense que c’est essentiellement parce que les responsables politiques depuis quelques années ont arrêté de leur parler, ont arrêté d’avoir un discours qui s’adresse à la jeunesse et au final ont eu tendance à laisser les problématiques propres aux jeunes de côté et sans s’y intéresser, sans demander leur avis et je pense que c’est là où se situe la fracture. Donc je pense que le fait d’avoir, quelque soit les partis, dans le cas des européennes mais aussi de manière générale des jeunes mis en avant, cela est bénéfique. Il est bien plus facile de parler à quelqu’un de 25 ou 30 ans quand on a cet âge là que lorsque on s’adresse à quelqu’un de plus âgé. Cela renvoie un message d’ouverture mais aussi que la politique n’est pas seulement l’affaire de ceux qui sont plus âgés. Il faut justement arriver à un schéma qui convient à tous et cela nécessite d’impliquer tout le monde dans sa constitution. En tout cas c’est ce que je souhaite renvoyer de façon globale à travers le parcours qui est le mien et de façon plus particulière durant cette élection européenne.

La candidature de François-Xavier Bellamy comme tête de liste aux européennes est-elle une dynamique pour l’avenir ?

Oui, je pense que la candidature de François-Xavier est une dynamique à plusieurs niveaux pas seulement pour l’âge en tant que tel car l’âge sans les idées n’a aucun sens, ce qu’on cherche aujourd’hui c’est de faire émerger une nouvelle génération. Françoix-Xavier Bellamy a 33 ans et c’est très jeune en politique, plus jeune que d’autres responsables nationaux qui sont là depuis plusieurs décennies. Mais l’âge ne suffit pas, ce que j’apprécie chez lui c’est son dynamisme mais également les idées qu’il porte et qui sont celles dont l’électorat de droite est attaché. Je pense notamment aux messages qui renvoient à nos valeurs et à nos racines judéo- chrétiennes, à cette vision du Monde qui refuse que le progrès technologique, économique et numérique nous oblige à tirer un trait sur notre histoire et notre culture. Je pense qu’aujourd’hui et cela peut paraître paradoxal, la droite moderne est incarnée par de nouveaux visages mais qui n’oublie pas d’où elle vient afin de savoir où elle va. C’est pour cela que François-Xavier Bellamy est un très bel exemple de ce que la nouvelle génération de droite peut apporter à la France.

Pour rester sur l’Union Européenne qu’est-ce que l’Europe pour vous ?

Je pense que l’Europe c’est avant tout une échelle stratégique qui permet aux pays qui en sont membres de rivaliser dans une concurrence mondiale qui n’a jamais été aussi féroce. Il faut tout d’abord rivaliser du point de vue économique face à des puissances énormes que sont la Chine et les USA mais également la Russie. Tant que l’Europe ne sera pas soudée, nous ne serons pas capables de rivaliser avec ces hyper-puissances. On ne peut avoir d’Europe forte sans France forte mais l’inverse est vrai également car lorsque la France est affaiblie c’est l’Europe qui se retrouve en mauvaise posture. Depuis plusieurs années on assiste à une succession de vagues migratoires sur l’Europe et face à cela on a une absence totale de réponse de la part de l’UE. C’est quelque chose qui ne peut plus durer. Aujourd’hui nous sommes capables d’avoir une PAC mais pourtant incapables d’avoir une réelle politique en matière d’immigration. Hors tant que les États au sein de l’UE continuerons d’avoir des critères différents en matière de droit à l’asile, d’accueil des populations, on aura toujours des disparités entre les États. Par exemple l’asile : aucun pays européen n’a la même liste de pays « en guerre » donc cela pose un problème de répartition et d’accueil de ces populations. Cela nous amène donc à la gestion de nos frontières par l’agence FRONTEX qui a pour l’instant des fonds encore insuffisants pour faire face à l’afflux migratoire. Le mouvement que l’on connaît depuis 2015 n’est à mon avis qu’à son prémisse avec une migration qui montera en raison des paramètres climatiques, écologiques, politiques et économiques. Je pense que la responsabilité de l’Europe est de se préparer à ça. L’Europe est perçue par les Français comme une techno-structure très éloignée de leurs préoccupations, qu’elle n’est faite que pour ajouter des normes à des normes déjà nombreuses. L’Europe doit être aussi un cadre qui protège à la fois les intérêts économiques de la France mais également ses intérêts stratégiques en matière de défense !

L’Europe c’est également un socle commun de valeurs, de cultures, de racines et de partages entre les différentes populations qui la composent. Il faut qu’il y ait un socle historique commun et c’est pour cela que nous sommes avec la liste Les Républicains fermement opposés à un élargissement des membres de l’UE et plus particulièrement pour un pays comme la Turquie. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs et la même vision de notre UE, ils ne sont pas capables de vivre et de partager un avenir commun.

L’Europe c’est pour moi un espace dans lequel chacun est libre de vivre et de circuler librement, libre d’étudier à l’étranger, de travailler à l’étranger. Une des réussites, je pense forcément au programme ERASMUS qui a permis à de nombreux jeunes de découvrir d’autres pays et d’enrichir ainsi leurs expériences. C’est ce cadre qu’il faut défendre car il fait la force de l’Europe. Malheureusement il a tendance à passer au second plan car aujourd’hui il est bien plus aisé de montrer les contraintes de l’UE plutôt que les réussites. C’est vraiment ces sujets là que j’ai à cœur de porter dans cette campagne face à deux voies complètement qui nous mèneraient dans le mur. D’un coté Emmanuel Macron qui souhaite toujours plus de fédéralisme, plus de techno-structures, et qui prône un élargissement de l’UE. De l’autre, Marine Le Pen qui tient un discours totalement inverse à celui qu’elle tenait durant l’élection présidentielle, c’est à dire qu’elle ne parle plus de sortie de l’UE et lorsqu’elle parle de souveraineté monétaire, on se rend compte que le fond est toujours le même, elle n’attend que le Frexit comme ses amis qui l’ont fait en Angleterre pour le résultat que l’on connaît aujourd’hui. La seule offre politique qui permet de dire « oui nous sommes européens mais nous voulons que l’Europe change », cette offre politique, il n’y a que Les Républicains qui la propose aux électeurs.

La droite de demain ?

La droite de demain est une droite qui assume d’être de droite, qui arrête de se renier, une droite qui assume de ne pas transiger sur ses valeurs quitte à déplaire la bien-pensance politico-médiatique et les cercles élitistes. C’est une droite qui sait d’où elle vient, une droite qui assume sa part de méritocratie, qui assume ses valeurs judéo-chrétiennes, qui assume que la France n’est pas un pays comme les autres, qui pense que la France doit jouer les premiers rôles sur la scène internationale et c’est surtout une droite qui n’a pas peur de porter tous ces messages. Il faut qu’elle arrête de transmettre un discours tiède à ses électeurs et sympathisants notamment sur les questions qui leurs tiennent à cœur tel que le terrorisme : oui il faut lutter contre ces barbares qui veulent mettre fin à notre civilisation, notre manière de vivre. La droite de demain c’est aussi un peu plus de clarté et c’est surtout une jeunesse qui pense que la France n’a pas dit son dernier mot. Montrer que nous sommes toujours le pays qui a inspiré le Monde entier de par son histoire, de par sa philosophie et enfin de par son héritage.

Propos recueillis par Guillaume Pot pour Droite de Demain.

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