(Tribune) Marie Durand, « Démasquons les pseudos-féministes »

Le 25 septembre dernier, Sandra Muller, qui a lancé le hashtag « Balance Ton Porc » en France en octobre 2017, a perdu au tribunal face à Eric Brion et lui doit 15 000€ de préjudice moral. Depuis quelques années, la mode est d’être féministe et de s’en revendiquer. En réalité, il est urgent de dénoncer la prise en otage de la cause des droits des femmes par une minorité d’idéologues qui n’ont rien à voir avec les aspirations majoritaires à l’égalité. Bien au contraire, les polémiques grotesques incessantes lancées par des féministes auto-proclamées cherchent à masquer les régressions insupportables que les Françaises subissent dans leur quotidien, en particulier envers leur sécurité, leur liberté ou la capacité à conjuguer leur vie de famille avec leur carrière.

L’évolution du féminisme

Le mouvement débuta il y a un siècle avec les suffragettes en Angleterre. Le droit de vote en France en 1945 permit à la femme d’avoir une place active et égale à l’homme dans la démocratie de son pays. Les Trente Glorieuses virent l’émancipation des femmes au travers de l’emploi: fini le cliché de la femme à la maison. Charles de Gaulle a légalisé l’accès à la pilule puis Jacques Chirac, Premier ministre, a dépénalisé l’IVG.

Aujourd’hui l’enjeu est d’en finir avec les stéréotypes sur les métiers. Il n’y a pas un sexe plus apte à être ingénieur ou sage femme, médecin ou professeur. Les étudiants peuvent choisir leur futur selon leur envie et sans préjugés. Les problématiques du quotidien ont acquis une place dans le débat public. Ainsi la dénonciation de la « taxe rose » est une avancée: pourquoi sur un même modèle, un rasoir rose est plus cher qu’un rasoir bleu ? De même que l’écart de salaire entre les hommes et les femmes qui est aujourd’hui de 18%. Rien n’est fait. Pire encore, le gouvernement ne met aucun moyen financier pour lutter de toutes nos forces contre les féminicides. On aurait pu aussi imaginer créer un mot pour les jeunes hommes.

Le 18 septembre nous avons vécu au Havre le 105ème féminicide. Il reste du chemin pour sensibiliser la gente masculine et voir ces types de meurtres disparaître.

Les pseudo-féministes

Nous voyons de plus en plus se développer des activités proposées par des féministes. Je pense à la sculpture de clitoris exposée devant l’université de Poitiers ou aux ateliers clitoris en pâte à sel proposés par l’UNEF. Des féministes radicales nous invitent aussi à sortir de l’hétérosexualité à Paris (il est peut-être temps de lancer l’hétérophobie). Est-ce en exhibant des organes féminins qu’on combattra au mieux les violences faites aux femmes ? Est-ce que le féministe est devenu la promotion des lesbiennes ? C’est davantage tomber dans le ridicule et ne pas se rendre compte de la mesure des solutions à apporter. Se battre pour l’égalité homme/femme, ce n’est pas abaisser la femme à un organe ni à une façon d’être. Le combat pour l’égalité n’est pas non plus un combat contre l’homme.
Le terme « Mademoiselle » a été supprimé du vocabulaire car jugé sexiste. Ce mot aurait pu être vu tout autrement: les jeunes femmes sont privilégiées car ce mot n’a pas d’équivalent pour les jeunes hommes. On aurait pu aussi imaginer créer un mot pour les jeunes hommes. Mais non, les idéologues font toujours le choix de la destruction et de l’appauvrissement culturel.

Par contre, l’écriture inclusive serait une victoire. Ces pseudo-féministes veulent faire croire que l’affirmation de la femme dans la société passe par la sémantique. Là n’est pas la priorité. Sous couvert d’un mouvement prônant l’égalité, Caroline De Haas, Clémentine Autain, Rokhaya Diallo diffusent leur propagande de gauche. Et ces groupuscules qui n’ont de féministe que le nom sont médiatisés à outrance sans contradictions.

Tout cela n’est qu’une supercherie pour faire croire que ces « féministes » font évoluer la place de la femme dans la société alors qu’elles ne sont que des contre-feux à la régression des vrais droits des femmes.

Le vrai féminisme

En mai, Nick Conrad a diffusé une vidéo dans laquelle il filme une femme se faire étouffer. Aucune réaction des pseudo-féministes. Charlotte d’Ornellas a su réagir face à lui sur Cnews. Il s’agit de ne pas banaliser la mise en scène du meurtre d’une femme et cela peu importe la couleur de peau. Voilà où la gauche recule: elle sacrifie le vrai féminisme au profil de leur « vivre ensemble » suivi de leur credo « anti-raciste ». Il en est de même pour le harcèlement de rue. Une femme doit pouvoir se promener dans toutes les rues de notre république en jupe ou en robe sans connaitre de regards appuyés ni se faire suivre. Marlène Schiappa a instauré une loi « outrage sexiste ». Qu’en est-il de l’application ? La défense des femmes se fait en priorité sur le terrain: dans les villes et dans les banlieues. Si les femmes n’ont plus la liberté de circulation, notre combat retourne des décennies en arrière. Comment peut-on être féministe et ne pas se battre pour la libre circulation de la femme ? Et comment peut-on être féministe et ne pas se battre contre l’asservissement de la femme ? En Iran, les femmes se battent contre le port du voile obligatoire et en France nous le banaliserions ? Ce n’est pas l’idée que je me fais de l’émancipation de la femme. Sous prétexte de religion, c’est enlever à la femme son physique en le cachant pour éviter d’être agressé et éviter aux hommes d’être émoustillé. C’est exactement là le combat des féministes : ce n’est pas à la femme de se masquer mais aux hommes d’être éduqués.

Le vrai féminisme, ce n’est pas celui qui fait évoluer la langue française mais celui qui fait évoluer les mentalités. Notre civilisation ne doit pas pourrir d’un pseudo-féminisme qui ne sert pas leur cause. Le combat pour l’égalité est partout, sans frontière et en tout temps. C’est un combat qui grandira la place de la femme et non qui abaissera la place de l’homme. C’est aussi un combat contre l’entrisme de la propagande de gauche qui milite pour un féminisme anti-raciste et LGBT+. Ne mélangeons pas tout: le féminisme c’est la défense des droits des femmes.

Marie Durand

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