COVID-19 et jour d’après : pour une véritable stratégie économique nationale

Nos élites mondialisées, nos économistes les plus affûtés, nos dirigeants politiques les plus fins, jusqu’au paroxysme macroniste, nous ont dit que le « souverainisme était le déclinisme ».

Que l’indépendance était rétrograde, que le modèle de la Nation était dépassé, que tout devait s’écrire à l’échelle européenne et plus encore, à l’échelle mondiale ou plutôt, à l’échelle globale.

Désigner le processus que nous vivons depuis de nombreuses années par le terme de « globalisation » plutôt que de « mondialisation » permet de mieux appréhender l’ampleur de l’absence d’une véritable vision stratégique et in fine d’une protection de notre indépendance.

Certains, en France, ont pensé la « souveraineté européenne » ou encore la « solidarité européenne ». En temps de paix, il s’agit là de beaux concepts (sur le papier) mais inopérants en temps de guerre. Lorsque les crises surviennent, les véritables acteurs refont surface de la torpeur dans laquelle ils étaient plongés. Les Nations refont surface et avec elles les États demeurent les moteurs individuels lancés dans une course contre-la-montre pour des masques, des respirateurs, des blouses, des tests qui font défauts.

Cette crise du COVID-19 nous donne l’occasion historique de penser un nouveau modèle pour le jour d’après. Ce modèle est consacré dans l’État-Nation.

L’État au service de la Nation doit renouer avec la pensée de la proximité plutôt que de favoriser la chimère d’une concurrence dite vertueuse et saine au sein de l’Union Européenne et encore moins à l’échelle mondiale. Cela passe par la relocalisation des industries dites de « priorités stratégiques », c’est-à-dire, les industries de la santé, des transports, de la défense. C’est prévoir un pourcentage minimum de stocks, de capacités de production afin de pallier d’éventuels nouveaux risques.

L’État au service de la Nation doit renouer avec la protection de secteurs relevant de l’intérêt général des Français et de la France. Cela passe par favoriser les produits venant de France avec une taxe proportionnelle comprenant le nombre de kms parcourus.

L’État au service de la Nation doit garantir son unité et son indivisibilité. Cela passe par un plan d’aménagement du territoire ambitieux pour renouer les Français entre eux. C’est donner la priorité au circuit-court et par exemple aux productions nationales alimentaires. Les politiques publiques doivent être à la hauteur. C’est protéger le marché agroalimentaire français en autorisant le développement biologique en serre l’hiver tout en limitant l’importation de produits étrangers. C’est inciter la population à consommer des produits de saison. Les Français y sont prêts.

L’État au service de la Nation, doit renouer avec le long-terme. Cela passe par la défense de nos fleurons industriels relevant de la sûreté de l’État mais également nos fleurons industriels au sens général. Il s’agit également de privilégier l’importation des produits de nos territoires DROM-COM en les protégeant fiscalement. La France, 6è​ me puissance mondiale, doit être en mesure de garder sur son sol, ses ingénieurs les plus qualifiés, ses entreprises de niche, ses savoir-faire reconnus et enviés partout ailleurs. C’est donc renouer avec la force de notre industrie. La réindustrialisation de la France est une priorité tant elle a été sacrifiée au profit du marché et de ses logiques concurrentielles.

L’État au service de la Nation doit renouer avec une économie nationale vertueuse garantie par un espace d’activité où la liberté donnée aux entreprises est une priorité. Comment ne pas réagir alors que des États protègent leurs entreprises quand en France et par l’intermédiaire de l’Union Européenne, nous les mettons sans cesse en concurrence déloyale ?

Nous sentons le changement de paradigme. Nous sentons les derniers défenseurs d’un monde à bout de souffle retrouver le bon sens. Nous dénonçons les errements de leur vocabulaire. Nous constatons leur affolement.

Il ne suffit plus de sentir, de constater ou encore de dénoncer. Nous avons l’occasion, enfin, après tant de déception, tant de mépris, de définir un véritable « monde d’après » qui sera national ou ne sera pas. Un « monde d’après » qui défendra, dans le cadre de l’État-Nation, son économie, ses producteurs, ses entrepreneurs, ses industries, ses ouvriers, ses salariés.

Un « monde d’après » qui donnera, dans le cadre de l’État-nation, de la reconnaissance. La proximité est la garantie d’une ère nouvelle. D’une ère, loin du nouveau monde promis en 2017 par Emmanuel Macron, qui favorisera l’émergence d’un mouvement attaché à son territoire et avec la volonté de le défendre.

Nous ne parlerons pas ici d’un « patriotisme économique », mais simplement d’une « fibre nationale ». Expression plus profonde, elle permet de faire émerger un sentiment profond d’appartenance commune et donc un sentiment de défense de nos atouts économiques, politiques ou encore culturels.

Cette approche, n’ayant rien de révolutionnaire, est simplement la continuité de l’action de ceux qui considèrent que la France et son peuple ont toujours survécu aux épreuves. Dans tous les domaines, cette nouvelle philosophie est un départ du cycle national. Car lorsque les crises surviennent, ce sont les Nations qui inspirent.

Droite de Demain

Guillaume Pot, Président Droite de Demain

Droite de Demain – Presse 

Guillaume POT, Président Droite de Demain – 06 95 34 88 63

Paul Gallard, Vice-Président Droite de Demain – 06 68 35 12 25

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