Peut-on encore nous relever ?

Cela fait de nombreuses années que notre pays souffre chaque jour encore plus que la veille. Nous assistons à un véritable déclin et nous avons l’impression que très peu de journalistes et d’élus osent le dire, mais il faut le dire : tout va mal !

Pour commencer, la France vit une véritable crise politique depuis de nombreuses années déjà, et cela a été répété de nombreuses fois par le mouvement des “gilets jaunes” en novembre 2018. Ce mouvement de personnes qui vivent en périphérie des métropoles mondialisées, avant d’avoir été victime de plusieurs reprises politiques, dénonçait de vrais problèmes comme la crise de représentativité des élus qui se montrent de moins en moins accessible au peuple, mais aussi  le sentiment d’être écrasé par le poids de la mondialisation et du libre-échange qui les a, en quelque sorte, fait disparaître des intérêts des politiques de ces dernières années.

Le libre-échange, parlons-en. Après quarante ans d’intégration à la mondialisation, nous avons lapidé notre industrie et tous les emplois qui vont avec ce qui a créé de grands foyers de chômage dans les régions industrialisés du Nord et de l’Est. Cette délocalisation d’industrie nous a rendu dépendant de pays comme la Chine. Ce qui a coûté très cher durant cette épidémie car nous n’avions pas la capacité de produire des masques dans notre pays.

À cela, on peut ajouter une véritable crise de société. Après des années de “vivre-ensemble” la société française s’est “archipélisée” pour reprendre l’expression du politologue Jérôme Fourquet dans son livre L’Archipel Français. Ainsi les inégalités et le sentiment d’abandon pour certains entraînent une inévitable fracture sociale sur des personnes qui ne se reconnaissent plus dans la société, et c’est ainsi que le lien social, au fil des années, s’est effrité. Cette fracture sociale laisse place aux violences, notamment dans les banlieues, comme nous l’avons remarqué lors des nuits qui ont pu précéder l’accident qui s’est déroulé à Villeneuve-la-Garenne, le 18 avril 2020.

Cela montre qu’il y a des endroits, en France, où les populations qui vivent ici ne croient plus aux lois de la République française. Manuel Valls, alors Premier Ministre, a même employé le terme de “ghetto urbain” le 20 janvier 2015.

Et comme s’il ne suffisait pas que de cela, nous assistons à une véritable perte de souveraineté de l’État et cela s’illustre aisément avec une Éducation qui ne tient plus son rôle car totalement orientée idéologiquement. Les enfants n’apprennent plus à réfléchir et à apprécier leur pays car on leur répète sans cesse un discours de repentance historique gauchisée. Les grandes figures de notre Histoire deviennent des personnages n’ayant fait que le mal et l’on met en scène des personnages secondaires de notre Histoire comme étant de véritables martyrs d’une histoire millénaire remplie de colonialisme, de guerres, de défaites et pour finir par la collaboration ou encore le sauvetage des États-Unis, mis en avant comme le grand sauveur de ce monde. En omettant volontairement tous les moments où la France rayonnait dans le monde par son faste et sa grandeur.

Autre perte de souveraineté de l’État, la déliquescence de notre armée. Comme l’explique Pierre de Villiers, ex-chef d’État-major des armées (2014-2017) qui a démissionné de son poste le 17 juillet 2017 après un désaccord avec le Président de la République Emmanuel Macron. Il explique cela dans son livre “Servir”, selon lui le modèle d’armée qu’il envisageait ne correspondait pas à la vision du Président. L’armée française a vu son budget baisser depuis soixante ans alors que les coûts du matériel et de maintenance on, en même temps, explosé. Ainsi la France ne réussit pas à renouveler entièrement tous ses véhicules militaires et se retrouve avec de nombreux appareils en réparation ou qui ne sont pas opérationnels. De plus, le projet de création d’une armée européenne fait planer la disparition d’un autre objet de notre souveraineté au nom de l’Europe après notre souveraineté économique.

Enfin la perte de compétence de l’État lors de la crise épidémiologique que nous traversons est criante. Les élus locaux et régionaux prenant eux-mêmes des décisions comme l’achat de masque ou la mise en place de mesures pour combler les lacunes de l’État.

Face à ce constat, la Droite doit elle aussi se réinventer et trouver une nouvelle ligne plus pragmatique et adaptée aux enjeux que nous aurons à traverser lors des prochaines années sinon elle risque de rater le coche. Nous devons revenir à l’essentiel, aux bases du RPF, c’est-à-dire retrouver une ligne gaulliste qui s’adapte à nos problèmes actuels tout en développant un véritable projet pour l’écologie. Nous ne pouvons pas laisser ce sujet important aux mains de l’idéologie de gauche qui fait plus du marketing politique plutôt que d’avoir un vrai projet. Nous nous devons d’être plus proche du peuple et de l’écouter, arrêter de vouloir uniquement développer les métropoles en oubliant les Français qui vivent en zone rurale, développer de nouveau une industrie stratégique afin de limiter notre dépendance auprès de pays comme la Chine et retrouver notre souveraineté perdue.

Nous nous devons de remettre la Nation en avant si nous voulons retisser un lien social, et nous devons aussi trouver une vraie politique éducative pour nos enfants, pour qu’ils soient fiers de leur pays.

Pour conclure, si nous avons bien une chose à apprendre par des millénaires d’Histoire c’est que nous sommes mortels, mais la Nation française est éternelle, et nous ne pouvons pas la laisser périr car nous périrons avec elle.

Théo Dutrieu

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