Plaidoyer pour un plan Marshall de la sécurité

Plus que jamais, la sécurité des français est une priorité. Les français ressentent le besoin d’être en sécurité dans leurs villes, alors que les difficultés économiques paralysent l’action d’une administration dont les crédits alloués demeurent bien maigres.

Arrêtons l’hypocrisie et affirmons que dans notre pays, la présence de la force publique doit être constante, visible, massive si nous désirons qu’aucun territoire de France ne soit abandonné a ceux qui s’estiment au-dessus des lois.

Nous avons un problème dans notre pays, c’est qu’il est plus laborieux de lutter contre la délinquance que de la constater.

Nous avons un problème dans notre pays, c’est que ceux qui étaient hier applaudis sont désormais frappés de disgrâce à l’aune de l’affaire George Floyd ne présentant pourtant aucun lien avec notre pays quand la propagandiste et polémiste Assa Traoré, chantre d’une idéologie prônant la victimisation comme crédo éclabousse notre police républicaine d’accusations d’actes de  racismes et de violences.

Notre police républicaine n’est ni raciste, ni violente.

Violences, outrages, rebellions et menaces sur fonctionnaires ou leurs familles, de surcroit sur les réseaux sociaux, voici la triste réalité de notre police.

Très récemment et surtout très concrètement, l’affaire de ce père de famille, brave conducteur de bus agressé lâchement à Bayonne illustre parfaitement l’état de notre sécurité intérieure. L’office HLM (Habitat Sud Atlantique) duquel l’un des agresseurs dépendait relèvera même que l’un des agresseurs était “en situation irrégulière sur le territoire français”.

Comment est-ce possible de connaitre dans un pays qui se revendique l’une des figures de proue de l’Europe et du monde libre, de connaitre de t’elles illustration d’un laxisme d’État presque criminel puisque le devoir premier de l’État est d’assurer la sécurité de ses ressortissants. N’est-ce pas pourtant là tout l’intérêt du contrat social établi tacitement entre la nation souveraine et ses représentants ?

C’est consternant. C’est humiliant pour nos institutions. C’est déconcertant pour notre population qui de manière croissante ne croit plus dans l’efficacité des politiques publiques.

Loin de cette victimisation présupposant une « police de la terreur », la réalité met en lumière une police mal considérée, mal équipée et de surcroit une perte de valeurs dans notre pays, la première étant le respect de l’uniforme.

Où est le respect de l’uniforme lorsque des provocations sont dirigées contre l’Hotel de Police d’Alençon (Orne) consistant en doigts d’honneur, mises en danger délibérées à l’instar d’un chauffard fonçant sur des gardiens de la paix ?

Où est le respect de l’uniforme et la sécurité effective des français à l’heure où nous pleurons la mort de Mélanie Lemée, cette gendarme assassinée par un chauffard en Lot-et-Garonne le 4 juillet dernier.

La sécurité est plus que jamais une priorité.

La politique du deux-poids deux mesures doit cesser à l’heure où l’autorité de l’État est bafouée et nos forces de sécurités sacrifiées sur l’autel du clientélisme démagogique.

La délinquance est à son paroxysme dans notre pays, un paroxysme occulté par la période de confinement du 17 mars au 10 mai 2020 dont le premier effet aura été la baisse des dépôts de plaintes en commissariat.

Il résulte malgré cela qu’entre Avril 2020 et Juin 2020, 215 homicides ont été constatés, 62 010 faits de coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus, 91 659 vols sans violence contre les personnes et 1416 vols avec armes. Les destructions et dégradations volontaires restent conséquentes avec un chiffre inacceptable de 106 767 commissions enregistrées.

S’il ne s’agit que de faits « rapportés », autrement dit enregistrés à la suite d’une manifestation de la victime auprès des services de police et de gendarmerie, cela ne traduit en rien l’exhaustivité de la délinquance dans notre pays dont la réalité est supérieure aux chiffres sus-mentionnés.

Les violences volontaires sur les personnes de 15 ans ou plus accusent en juin 2020 une augmentation de 7%, +35 % pour les violences avec armes, +36 % pour les vols sans violences.

Les chiffres statistiques sont catastrophiques.

Les chiffres budgétaires sont ignominieux.

Au titre du budget général de l’État, il doit être rappelé que les crédits de paiement alloués à la sécurité sont nettement inférieurs à ceux affectés à la solidarité, l’insertion et l’égalité des chances et que ceux alloués à la justice sont dérisoires voir totalement marginaux.

La sécurité des français est l’une des 5 plus importantes missions de l’État, mais cette importance appelle un certain relativisme dans les chiffres.

Les chiffres publiés par la Direction du budget sont éloquents, la mission « Sécurité » ne représente que 20,5 Md d’euros, c’est peu. C’est insuffisant.

Il faut préciser aux français que la mission « sécurité » est très clairement la dernière roue du carrosse des « priorités » régaliennes de l’État.

Est-ce normal que dans un pays comme le notre, fier de sa prestigieuse histoire et se revendiquant « patrie des droits fondamentaux », que le budget de la justice ne soit que de 9,4 Md d’euros ? C’est risible.

Notre police n’a plus les moins d’agir concrètement sur le terrain et notre justice n’a plus les moyens de juger convenablement ceux qui lui sont déférés.

Une police forte et soutenue par son ministère n’a jamais fait de mal à personne. Ce qui fait du mal aux français, c’est une police qui n’a plus les moyens de faire son travail. La société française de 2020 accepte et se résigne à ce triste constat, la société de 2025, celle de 2030 se résignera d’un constat bien pire encore.

La politique de l’autruche consistant à ne pas assumer des décisions qui relèvent pourtant du « bon-sens » oblige les français à encaisser un quotidien emprunt de politiques afférentes au « non-sens ».

Le respect et la protection du policier associée à une réponse pénale forte devraient être à l’ordre du prochain Conseil des ministres, mais il n’en sera rien, parce que la sécurité des français et les conditions afférentes au maintien de la paix ne sont pas une priorité pour le gouvernement du Président Macron.

L’histoire sera la seul juge et plus que jamais, la reconquête du pouvoir par la droite est une nécessité vitale pour satisfaire aux enjeux sécuritaires à venir.

Jordan Minary

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s