Stanislas Andre (LR) Le précautionnisme, un mal Français

Qu’est-ce que le principe de précaution ? Il s’agit d’une disposition définie et entérinée lors du sommet de Rio en 1992 exposant que, malgré l’absence de certitudes dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il convient de prendre des mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux dommages potentiels sur l’environnement et la santé.

Devenu principe constitutionnel en 2005, il est aujourd’hui appliqué de manière excessive et idéologique par les autorités publiques. La crise sanitaire qui nous frappe depuis un an n’a fait que renforcer cette tendance au précautionnisme. Alors que nous savons heureusement nous passer de précautions pour autoriser des vaccins sur lesquels nous n’avons pourtant que peu de recul, nous ne sommes pas capables d’agir de la même façon sur d’autres sujets.

L’exemple le plus frappant demeure celui de la fermeture stricte des cafés et des restaurants. Alors qu’aucune étude n’a établi de façon incontestable que le risque de diffusion du Covid19 était plus important dans un restaurant de la place Sasserno que dans un grand centre commercial le week-end, le gouvernement a décidé que la fermeture du premier ne pouvait être discutée.

Depuis maintenant près d’un an, nos restaurateurs vivent une interminable et terrible traversée du désert. Des milliers d’euros de perte de chiffres d’affaires, un lien social rompu et une impossibilité totale d’exercer son emploi. Gels, masques, prise de température, distances, des solutions existent mais encore faut-il accepter d’ouvrir la discussion.

Pas de télétravail ni de réunion Zoom pour les cafetiers. Cette pandémie est une véritable tragédie pour une immense et grandissante partie de la société. Je pense au destin de Rudy Noël, bistrotier vosgien qui s’est donné la mort le 12 janvier dernier par désespoir. Il n’est pas un cas isolé, ils sont nombreux à avoir commis l’irréparable ou à y avoir pensé. 

Il est temps de sortir enfin du précautionnisme et de laisser entrevoir à notre économie et à ceux qui la portent à bout de bras, une lumière d’espoir tournée vers l’avenir.

 Stanislas Andre, chef d’entreprise, docteur en droit, délégué de circonscription et conseiller national Les Républicains.

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