La droite ne doit pas se soumettre, mais combattre !

Christian Estrosi a déclaré dans le Figaro : « Pour ne pas gâcher tous les talents de la droite, passons un accord avec Emmanuel Macron pour qu’il soit notre candidat commun à la présidentielle et que ceux-ci puissent participer au redressement de notre pays ».

Cette phrase au pragmatisme implacable résume parfaitement l’ambigüité de certaines personnalités politiques dans le parti Les Républicains. Il est dommage de fracturer la droite, une nouvelle fois, sur des sujets qui ne sont pas d’actualité, à deux ans des prochaines présidentielles. La politique est un engagement, elle devrait dans l’absolu représenter une occasion de défendre ses convictions au sein de la chose publique. Les partis politiques ont pour objectif, en vertu de la loi de 1901, de réunir les citoyens ayant la même vision afin de mener plus efficacement le combat politique. Ce que Benjamin Constant définissait comme une « réunion d’hommes qui professent la même doctrine politique ». 

Monsieur le maire de Nice semble avoir révélé au grand jour le grand défaut des politiques des temps contemporains à savoir le manque de convictions. Pierre-Marc-Gaston de Levis le disait déjà en 1800 : « La politique moderne a mis à découvert un vice de plus caché au fond du cœur humain, c’est le manque de foi si commun dans les amitiés de parti. ». Monsieur Estrosi pense que c’est le jeu politique qui permettra la victoire en 2022, alors que les Français n’en veulent plus, ils souhaitent des politiques aux convictions fermes et affirmées. Des politiques qui ne font plus l’autruche face aux réalités du pays, face à l’immigration, à l’ensauvagement, aux dérives judiciaires, au climat… Ce ne sont pas des alliances clientélistes qui permettront de résoudre les crises auxquelles nous devront faire face ! 

Non Christian Estrosi, le centrisme progressiste d’Emmanuel Macron ne nous convient pas. La droite ne doit pas s’allier avec un parti, qui sans vergognes, décrète l’interruption de grossesse en phase terminale, sans un débat, qui avec la PMA sans pères, exclu le père de la conception et enlève la science des débats, pour répondre par le désir. Non, nous ne sommes pas d’accords avec le Président de la République quand il déclare « Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse ». J’irais beaucoup plus loin, il existe une culture française remarquable, mais surtout, nous croyons fermement en notre civilisation. Notre civilisation à travers ses réussites, son histoire, son patrimoine, ses réalisations, mais surtout son peuple, qui subsistent depuis près de deux millénaires. Nous avons une responsabilité vis-à-vis de ce bagage historique, et nous n’adhérerons pas avec une personne le considérant comme un fardeau. Un président qui n’a pas non-plus hésité à cracher sur notre histoire, sur nos anciens-combattants, et d’autant plus devant la communauté internationale « Oui, la colonisation est un crime contre l’humanité ». Nous ne voulons pas, à droite, d’un président cherchant la repentance, se flagellant en public à la manière de Raymond de Toulouse, mais bien d’une personnalité comme le fut Jacques Chirac en 2003, refusant l’intervention en Irak, et faisant ainsi face à l’ogre américain, à un Général de Gaulle n’hésitant pas à sortir du commandement intégré de l’OTAN, à un Napoléon Bonaparte affrontant tout un continent pour la défense d’une vision. Nous ne voyons actuellement que de la fébrilité dont la montée et les provocations d’Erdogan en sont les terribles révélatrices.

Tout nous oppose à Emmanuel Macron, à son ultra libéralisme, auquel nous opposons notre réalisme classique attaché au respect de la souveraineté nationale. En Marche c’est le progressisme sociétal auquel nous opposons la science et la bioéthique. Emmanuel Macron représente le néo-féminisme qui stigmatise, nous lui opposons le mérite et la capacité des femmes. Emmanuel Macron c’est un écologisme de slogan, nous lui opposons le pragmatisme, la défense de ceux qui nous permettent de nous nourrir et l’écologie à l’échelle humaine. Emmanuel Macron représente le laxisme étatique, nous lui opposons l’ordre et l’équité. 

Tant de choses qui nous séparent d’Emmanuel Macron. La Droite est une chance pour la France, elle doit vaincre et prouver aux Français la nécessité de son action. La Droite a toute sa place dans la politique actuelle, elle ne se soumettra pas. Nous ne nous soumettrons pas sans combattre. Nos dirigeants ont la responsabilité de refuser cette alliance politico-politicienne. 

Et comme le résumé si bien Georges Clemenceau : « Un traître est un homme politique qui quitte votre parti pour s’inscrire à un autre »

Paul Gallard

La droite doit s’unir pour renaître et gagner

À l’heure où nos formations politiques opèrent leurs rassemblements de rentrée, que reste t-il de notre famille politique ? Nous sommes les héritiers d’une longue tradition, d’un courant idéologique qui a façonné la France depuis des siècles.

Lorsque la droite n’assume plus ses valeurs, lorsque la droite n’a plus le courage de revendiquer ses convictions, la droite n’est plus la droite, elle devient une copie d’elle même, elle se perd, elle meurt. Nous avons sacrifié notre force et vendus nos âmes sur l’autel du conformisme généralisée et nihiliste, à l’aune d’un temps qui plus que jamais, nous invite à la responsabilité et a la convergence.

Nous avons délaissés les fronts régaliens pour nous restreindre e à quelques pré-carrés idéologiques comme la sécurité ou l’immigration, quand le XXIème siècle invite à repenser dans sa globalité notre société en son fonctionnement structurel.

La droite est divisée depuis trop longtemps entre un centre-droit sans réel hégémonie et une aile revêtue d’un qualificatif « extrême » et ostracisée, et enfin un coeur idéologique de tradition gaulliste et républicaine enorgueillit de son droit d’ainesse.

Il faut un sursaut idéologique pour rétablir l’esprit français.

Nous étions la nation de Saint-Louis et nous sommes désormais réduis à un vulgaire « loto du patrimoine » pour sauver avec quelques deniers ce qui pourtant demeure notre héritage commun et sacré. Nous laissons des fatalistes sans aucun amour de notre pays et de notre histoire diriger notre nation vers les rivages sanguinolents du martyr de nos héros d’autrefois.

C’est par le travail que nous reprendrons en main nos destins individuels et collectifs.

N’oublions pas nos racines qui empruntent à Jacques Antoine Marie de Cazalès, Jean-Sifrein Maury, Antoine De Rivarol, Clermont-Tonnerre. Nous sommes les héritiers de Tocqueville et Guizot, du bonapartisme et du gaullisme, du néo-gaullisme chiraquien.

Malades. Nous avons oublié notre rôle fondateur. Nous nous sommes fourvoyés dans une complaisante danse affective avec ceux qui sont pourtant nos stricts opposés au risque d’être désormais emprunt de leur parfum de défaite. Notre rôle était de faire la synthèse et l’union entre un centre-droit « modéré » et disparate, et une droite chantre de la pureté idéologique et radicale. Aujourd’hui, il semble acceptable d’oeuvrer de compromission avec la formation politique de l’actuel Président de la République, dont il convient de rappeler, qu’il est issu du Parti socialiste et fut un Ministre du Gouvernement de François Hollande.

Nous devons dire à ceux qui nous contestent le droit de nous rassembler que nous sommes les héritiers de ceux qui ont défendus nos libertés, construits notre nation, notre civilisation européenne, notre humanisme inscrit au marbre de tous nos bâtiments officiels. Nous sommes les acteurs du progrès social autant que ceux qui ambitionnent de nous combattre et même davantage qu’eux. Ils affaiblissent la société là où nous la souhaitons la défendre et la renforcer par la promotion des valeurs supérieures qui fondent notre République et l’autorité de l’État. Ils se sont fourvoyés dans la politique quand nous nous adressons à l’ensemble de nos compatriotes. Quand nous sommes les défenseurs d’un nouveau modèle français où chacun prendra ses responsabilités à l’heure où ils poursuivent cette vieille lune `qui consiste à prétendre rassembler avec une idéologie qui divise.

Dans une société où le dialogue social est amoindrit, plus que jamais, nous devons incarner le progrès par la préservation de nos acquis sociaux et de nos valeurs. Pour faire face, la droite doit être soudée, unie, rassemblée. Sortons de nos chapelles pour nous rassembler sous la bannière tricolore pour que plus que jamais, rétablir la France devienne une action concrète et non un simple slogan.

On ne peut pas séparer le destin de chacun du destin de tous, nos destins sont liés. Notre rôle n’est pas de faire de la politique mais de rétablir la France, rétablir la France dans ce qu’elle à de plus beau, rétablir la France dans ce qu’elle à de plus noble, rétablir la France dans ce qu’elle à de plus sacré. La droite est une promesse, pas une menace, et nos valeurs sont belles, elles sont nobles, elles sont porteuses d’un espoir, elles sont porteuses de cet esprit français qui parle au monde, qui professe par la particularité et l’exemple.

Un jour doit naitre le parti de la droite, unifiée dans sa volonté de rassemblement, riche de sa pluralité, mais fière de ses valeurs.

Nous sommes le coeur de la droite et nous avons a coeur la France.

L’avenir nous regarde.

Unissons-nous sous la bannière d’une seule droite : La droite française.

Jordan MINARY

Il est temps pour la jeunesse de droite de se réveiller

À l’heure où notre société est en proie aux assauts de ceux qui veulent la remplacer par un nouveau monde aux couleurs du racialisme, du progressisme dans sa forme la plus extrême, où est passée la jeunesse de droite ?
Ces jeunes qui n’appartiennent pas tous au même parti mais qui ont tous l’amour de la Nation chevillé au corps, qui n’ont de cesse dans leurs engagements de défendre la République, celle qui parle à tous, à travers la méritocratie.


Cette jeunesse de droite qui, parce qu’elle défend les traditions françaises et ses origines judéo-chrétiennes est insultée de « facho ».
Cette jeunesse de droite qui, parce qu’elle défend la dignité du corps de la femme et la protège de la marchandisation, est insultée « d’ultra-conservatrice ».


Cette jeunesse de droite qui, parce qu’elle défend son identité et ses valeurs face à l’islamisme radical et l’immigration massive, est insultée de raciste.


La poussée verte des dernières municipales ne doit pas nous leurrer, la droite et ses idées sont majoritaires en France aujourd’hui. (39% des Français se déclarent à droite contre 32% au centre et 13% à gauche). Les idées de du gauche bobo ne dépassent pas les centres-villes des métropoles quand la droite est représentée des campagnes de la France profonde jusque dans les villes de plus de 100 000 habitants !
Nous ne venons pas tous des mêmes traditions politiques, certains d’entre nous sont les héritiers du gaullisme, d’autres de la droite que René Rémond appelait «légitimiste ou contre-révolutionnaire » mais l’Histoire nous amène à cette croisée des chemins qui semble de plus en plus inéluctable: choisir entre le macronisme au service du marché tout-puissant au détriment de l’humain ou le gauchisme pastèque qui rêve d’une France ultra-libérale en matière de flux migratoires ou en matière de progrès sociétaux.
Mais, pour faire gagner ses idées, la jeunesse de droite doit se saisir de l’opportunité qu’offre l’actuelle recomposition politique. Se rassembler pour enfin, refaire gagner la droite dans son intégralité en 2022 après des années de défaite pour les amoureux de la France. Et je le dis à mes amis des Républicains, nous sommes promis à la défaite si nous ne comprenons pas que la droite ne se limite pas à notre famille politique et que nous n’abandonnons pas ce sectarisme qui nous a fait perdre tant d’élections. Et je dis aux jeunes du RN ou d’autres formations politiques, les choix de Marine le Pen condamnent irrémédiablement nos idées à la défaite perpétuelle.


Chacun d’entre nous doit faire un pas vers l’autre sans se renier mais en acceptant que nous ne venions pas du même parti mais que nous voulons tous la victoire de la France séculière, celle qui rayonne par la grandeur de ses réalisations, par son influence sur le monde entier.


Alors pour qu’enfin le retour de la droite ne soit plus une chimère, jeunes de droites de tous horizons, unissez-vous! L’urgence de la situation l’exige! Et enfin, nous pourrons, ensemble entamer la reconquête de notre pays que nous aimons tant.

Alors, contre aux déconstructeurs qui pensent que tout progrès est une avancée sociale ou morale, opposons une jeunesse de droite enracinée, qui s’assume fièrement et qui défend la France éternelle, son Histoire et par-dessus tout qui se bat pour un avenir ambitieux pour la France, dans le monde entier.


Victor Bonnin

La droite doit porter une vision ambitieuse de l’Éducation

En France, les gouvernements, de tout bord politique, se succèdent avec un bilan similaire pour l’Education Nationale : le niveau de nos enfants chute inexorablement. La faute à qui ? à quoi ? Non pas aux enfants mais à une politique qui a oublié que l’Education est la première priorité nationale

Chacun se retrouve dans cet objectif, chacun souhaite que l’éducation permette de contribuer à l’égalité des chances. Pourtant, cela fait 40 ans que sous couvert de réformes “pour moderniser l’école” le niveau chute, transformant notre école méritocratique ayant pour vocation d’être un ascenseur social républicain en usine à statistiques.

Pour remédier à cette inexorable chute, il convient d’en identifier les causes et d’en tirer les conséquences.

Les statistiques, un fléau démagogique

Nous ne pouvons parler des statistiques et du niveau décroissant des élèves sans convoquer Jean-Pierre Chevènement qui, sous couvert de louables intentions, déclara en 1985 qu’il fixait l’objectif à 80% d’une classe d’âge au niveau du bac.

Lorsque l’on fixe un objectif aussi ambitieux (qui n’a été atteint que depuis 2012 !) il faut se donner les moyens. Or, l’Education Nationale n’a eu de cesse de subir des réformes afin de réaliser et, pour masquer leurs échecs, les Ministres successifs n’ont eu de cesse de construire une école où apprendre n’est plus une nécessité pour aller jusqu’au bac.

Symbole de cette politique de la statistique, la fin du redoublement décidée par Najat Vallaud Belkacem. Les élèves en difficultés traînent alors d’année en année un boulet qui ne cesse de grossir, puisqu’ils n’ont pas le temps de rattraper ce retard d’apprentissage. Nous arrivons alors à un constat simple : seul un examen anonyme (le baccalauréat) les arrête et met ces élèves au pied du mur, face à leurs lacunes que le système leur a laissé au nom du taux de réussite.

Pour montrer cette volonté de baisser le niveau afin de gonfler les statistiques il suffit de prendre, là encore, exemple sur les textes officiels : durant les contrôles continus en lycée professionnel (et qui arrivent en lycée général) il est demandé à l’enseignant d’évaluer le candidat “quand l’ensemble des compétences requises sont atteintes”. Comprenons alors que s’il n’est pas possible d’interroger l’élève sur des compétences non acquises (ou potentiellement non acquises) l’obtention du diplôme est automatique mais ne reflète pas le niveau réel de l’élève.

C’est en grande partie à cause de cette politique de la statistique que nous voyons, par exemple, le niveau de nos élèves de CM1 chuter lourdement en français. Sur les 15 dernières années nous étions le pays ayant le plus reculé au classement PIRLS. En 2001, 13% des élèves faisaient mieux que la moyenne européenne et 51% étaient en dessous. Aujourd’hui, 3% sont au dessus et 65% au dessous. Le constat est sans appel, nous avons bel et bien baissé le niveau des élèves pour leur permettre de passer de classe en classe. 

Les réformes et le dégraissage du mammouth

 A chaque ministre sa réforme, sa phrase choc, pour laisser son empreinte sur l’éducation nationale. Cependant un leitmotiv persiste : “dégraisser le mammouth”. Baisse du nombre d’enseignant, fermetures de classes et hausse du nombre d’élèves par classe, gel des salaires tout en augmentant les prérequis des enseignants et leur mission. Chaque quinquennat ressemble au précédent. Des réformes dans un ordre incohérent et sans avoir pu évaluer ce qui a fonctionné ou dysfonctionné. Pourtant, l’éducation est la première priorité de l’Etat!

Oui, notre éducation nationale n’est pas efficiente. La droite ne doit pas avoir peur de ce mot. Cependant, ce n’est ni sur le dos des enseignants, ni sur celui des élèves qu’il convient de faire des économies.

Repenser le système

L’école doit redevenir un lieu d’égalité devant les apprentissages, un lieu de progrès qui ne dépend ni du milieu social, ni du lieu où l’on réside. L’école doit “s’efforcer de donner à chacun le maximum d’instruction qu’il peut recevoir en poussant chez lui le plus loin possible son goût d’apprendre, sa curiosité, son ouverture d’esprit, son sens de l’effort.” comme le déclamait Nicolas Sarkozy.

Pour cela, l’école doit être repensée autour de 4 leviers : L’acquisition des savoirs fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques), des classes à effectifs raisonnables, de vrais moyens matériels et humains et la fin d’une doctrine pédago-irresponsable verticale.

L’acquisition des savoirs fondamentaux

Nicolas Sarkozy le déclamait si justement en 2012 “Il faudra savoir lire et écrire en entrant au collège”. Nous pouvons aller plus loin, pour sortir de l’école primaire il est nécessaire d’avoir acquis les bases des enseignements fondamentaux (lire, écrire, compter) sans lesquelles aucun savoir, aucune culture ne peuvent être transmis. Notre pays ne peut se satisfaire d’avoir 4% des jeunes de 18 à 25 ans considérés comme illettrés. Le premier devoir de notre Éducation Nationale est donc de concentrer ses efforts pour éradiquer ce fléau.

Pour cela il est nécessaire de repenser les enseignements de l’école primaire. La découverte des sciences, des cultures, de la musique pallient à un déficit d’accès à la culture d’une partie de la population, cependant, ces enseignements se sont construits au détriment des savoir vitaux dans notre société. Qu’un jeune sortant de l’école ait fait de la flûte ne lui permettra pas de trouver une place dans la société si il ne sait pas lire, écrire ou compter correctement.

Aussi, nous devons recentrer l’enseignement primaire sur ce qui fait le socle de notre République, les mathématiques, le français et l’anglais, indispensable dans le monde d’aujourd’hui. L’obligation d’apporter une activité sportive pourrait être transférée dans les temps d’Accueil Périscolaires. Ainsi, non seulement les professeurs des écoles auraient plus de temps pour travailler ces matières fondamentales mais il ne seraient pas confrontés à enseigner des matières pour lesquels ils n’ont aucune formation.

Des classes à effectifs raisonnables

Toutes les enquêtes nationales et internationales le montrent. Les classes à effectif réduit permettent une individualisation du travail et un progrès de tous les élèves. Il n’y a qu’en France que nous cherchons à grossir les classes.

Il faut revenir à des classes humaines où l’enseignant peut s’occuper de chaque élève. Ainsi, il faudrait que le seuil maximal d’élèves dans une classe soit fixé à 20 jusqu’en 3e et 25 en lycée. Si demain les enseignants peuvent agir sur chaque enfant en difficulté, le niveau moyen augmentera non pas grâce à quelques élites mais en résorbant la part de décrocheurs.

Evidemment, cette mesure nécessite de recruter des enseignants de façon massive et non prendre au secondaire pour dégrouper le primaire ou vice-versa. Ce qui nous mène directement aux moyens humains et matériels.

Des moyens matériels et humains à la hauteur des enjeux

L’Education Nationale souffre la maladie de notre fonction publique, la suradministration. Il faut revenir de la politique de suppressions de postes d’enseignants, de surveillants ou d’AESH. Ces personnels sont les garants de la transmission des savoirs. Il est vital d’en recruter en plus grand nombre. Quand on constate, par exemple, le nombre d’élèves en situation de handicap ne pouvant pas bénéficier d’une aide car il est difficile d’en trouver… il serait irresponsable de ne pas mettre en place un plan de recrutement.
Pour pouvoir effectuer un recrutement de qualité il sera nécessaire de mettre les salaires à la hauteur de la charge demandée. Ainsi, enseignant est une des rares professions où on a imposé 2 heures supplémentaires (rémunérées) par semaine (hors professeurs des écoles qui, eux, n’ont pas droit à celà)… tout en ayant un pouvoir d’achat qui baisse et où l’on touche le même salaire et où les heures de réunions sont illimitées et ne donnent pas lieu à rémunération. Quand aux AESH, indispensable au progrès de nos élèves en situation de handicap, ce n’est pas un salaire inférieur à 900€ par mois pour un temps plein qui permet de trouver des candidats.

Les moyens matériels doivent aussi être revus. Les disparités entre les établissements sont parfois surprenantes (certains établissement ont du matériel de chimie qui a… 30 ans !) . Il convient d’harmoniser une liste d’équipements obligatoires afin de s’assurer qu’une qualité d’enseignement minimale soit possible.

En contrepartie, il sera nécessaire de faire des économies, mais nous y reviendront plus tard.

Sortir de la pédago-irresponsabilité

Ce sera la dernière fois de mon propos où je citerai Nicolas Sarkozy qui disait : “à ne plus voir l’éducation qu’à travers le prisme de la psychologie… on ne s’est plus assez appliqué à transmettre” .
Oui, le bien être de l’élève a été mis en avant en lieu et place des savoirs. Il faut sortir de cette logique où il n’y aurait qu’une seule façon d’apprendre, celle dictée par des sachants qui n’ont jamais enseigné (surtout pas avec leur méthodes !) ou n’enseignent plus depuis des dizaines d’années. Nous devons accepter de rendre à l’enseignant sa totale liberté pédagogique. Il est temps de réaffirmer que nul ne connaît mieux ses élèves que l’enseignant et que toute consigne imposant une méthode est contre productive.

En complément, les programmes scolaires doivent être réécrits par les enseignants (le Ministre ne doit pas pouvoir passer outre l’avis du conseil supérieur des programmes) avec une ambition concernant le niveau des élèves et ne doivent pas pouvoir être revus (exceptés à la marge) avant 6 ans, l’équivalent de 2 cycles. Pourquoi? Car, pour évaluer la justesse d’un programme scolaire il faut non seulement qu’il ait été suivi… mais avoir pu constater ce qu’il en reste par la suite! Rien ne vaut l’enseignement du cycle suivant pour connaître les faiblesses des programmes.

Faire des économies

Oui, je le disais, l’éducation nationale n’est pas efficiente. S’il ne faut pas en faire une machine à rentabilité, il faut se questionner sur le fait qu’avec des dépenses au niveau de la moyenne de l’OCDE, nos élèves se trouvent dans la fourchette basse dans les classements. Il convient alors d’effectuer, enfin, la simplification administrative tant attendue par les personnels, de rénover le système informatique (parc et logiciels) et les chaînes de transmissions ascendantes et descendantes qui sont lourdes et lentes (plusieurs mois pour régulariser une paie ou pour toucher sa première paie !). En ayant une administration restreinte car dotée d’outils efficace, il serait possible de réorienter ces financements sur des personnels de terrain, au service des enfants. Les dépenses logicielles peuvent être également drastiquement réduites, sans compter sur les comités théodules créés et rémunérés pour “résoudre des problèmes” dont les enseignant ne voient jamais l’ombre d’un compte rendu… quand ces comités ne sont pas remplacés avant d’avoir fini leur mission (comme par exemple le groupe de travail du projet EOLE).

L’Education Nationale est un investissement pour l’avenir de notre Pays, nous ne pouvons faire l’impasse sur sa refonte et son financement! La droite à trop longtemps délaissé ce pan du régalien, il est temps de montrer qu’elle ne souhaite pas le sacrifier mais le rénover avec ses acteurs de terrains.« 

Romaric Giacomino

Ensauvagement et délitement de l’autorité

S’il il y a bien un sujet dont on n’a pas cessé de parler chaque jour en France, c’est bien le sentiment d’insécurité qui se propage partout dans le pays. Les affrontements terrifiants entre communautés tchétchènes et maghrébines survenus à Dijon le week-end du 13 juin 2020, avaient mis en évidence l’impuissance de nos forces de l’ordre qui se retrouvaient dans un climat inhabituel d’affrontements urbains face des groupes parfois armés d’armes de guerre. La conclusion de cette histoire est, elle aussi, un sacré désaveu sur la crédibilité et la fermeté de l’État pour faire respecter l’ordre public puisque ce conflit ne s’est pas réglé dans le bureau du Procureur mais par une “paix” qui a été négociée entre les deux communautés dans une mosquée du coin.

Depuis lors, des faits de violence ont été quotidiennement relayés par les médias à Paris, à Toulouse, à Palavas-les-Flots, à Bordeaux et  tant d’autres villes encore. Comme celle de Bayonne où on ne peut oublier le décès tragique de Philippe Monguillot, ce père de famille et chauffeur de bus qui s’est fait frapper, gratuitement, car il demandait à l’un de ses passagers de porter le masque, obligatoire dans les transports en commun.

Cette violence apparaît désormais à chaque évènement, aussi bien pour un match du PSG en Final 8 (dernier carré exceptionnel de la coupe européenne des clubs en raison de l’épidémie de la COVID-19) que lors de la manifestation des soignants. Concluant ces évènements par des pillages divers et des affrontements avec les forces de l’ordre.

Cette augmentation de la violence n’est pas qu’un ressenti, elle est réelle et chiffrée. En 2019, les taux de violences sexuelles et d’homicides ont augmenté respectivement de 12 et 9 % en un an. Ce qui fait que la France se classe parmis les pays les plus violents d’Europe d’après le classement établi par Eurostat.

Les dépositaires de l’autorité publique ne sont pas épargnés non plus. Déjà victimes d’attaques injustes lors de manifestations d’indigénistes et de racialistes factieux d’extrême-gauche les accusant d’être les auteurs de violences, mais aussi de meurtres, suite au tragique décès de George Floyd, tué injustement des mains d’un policier américain à Minneapolis dans le Minnesota. Ils sont désormais les cibles de délinquants qui n’ont même plus peur de défier l’autorité de l’État.

En effet, on estime que près de 800 agressions contre les dépositaires de l’État ont lieu chaque jour, et aussi qu’un refus d’obtempérer à lieu toutes les 30 minutes. Ces forces de l’ordre sont aussi devenus les victimes des délinquants. C’est le cas de la si jeune Mélanie Lemée, gendarme dans le Lot-et-Garonne tuée par un chauffard récidiviste. Mais aussi à ce brigadier de 43 ans, père de famille tué au Mans.

Cette perte de légitimité de l’État se ressent d’autant plus avec les récentes et inquiétantes agressions de maires de France, élus et représentants de la République.

Un tel ensauvagement de la société a plusieurs origines. La première, une fracture sociale immense causée par une “archipélisation” en diverses communautés de la société française. Diverses communautés aux cultures et origines différentes qui vivent ensemble sans jamais se parler, laissant ainsi la place à la violence. La seconde, une forte appétence des jeunes générations à s’affranchir de toute autorité, qu’elle soit familiale ou scolaire. L’État ne fait pas exception à ça, ce qui l’empêche de faire respecter l’ordre. De plus, un État qui depuis la récente crise sanitaire, ne fait que montrer qu’il n’arrive pas à gérer ses missions propres, étant parfois supplanté par les régions voire même les communes. Ce qui ne fait qu’accroître la déficience des citoyens envers les capacités de l’État à être l’État, ce qui affecte forcément son autorité envers les citoyens.

Mais surtout, un manque cruel de moyens pour nos forces de l’ordre. En effet, selon Eurostat, la France est en 2018 l’un des pays qui consacre la plus faible part de ses dépenses publiques à l’ordre publique et à la sécurité (environ 3 %) alors même qu’elle a des effectifs policiers ramenés à la population bien plus supérieurs que la moyenne européenne.

La justice n’est pas épargnée non plus. Pour 1 000 € de dépenses publiques, seulement 4 € sont attribués à la justice. Une justice qui tourne au ralenti, inefficace : 30 % de la population carcérale est en attente de jugement, il faut compter deux ans entre l’ouverture d’une information judiciaire et le renvoi d’un accusé devant la Cour d’assises. Selon une étude du Conseil de l’Europe de 2018, en France les deux tiers des affaires où la justice est saisie sont classées “sans suite”. Mais aussi, plus grave encore, près de de 100 000 peines de prison sont en attente d’exécution. Il fait donc redonner à la justice les moyens pour pouvoir travailler dans des délais convenables et avec des peines respectées.

Ceci ne peut pas être attribué uniquement à un manque de moyens puisqu’il existe une certaine conception de la justice pour une partie de la gauche qui consiste à penser qu’une justice clémente permettrait aux délinquants de comprendre leurs méfaits par le seul fait d’être passés devant elle et que cela suffisait pour qu’ils arrêtent de commettre des délits. Ce laxisme s’est parfaitement illustré durant l’épidémie avec la décision folle de la Garde des Sceaux Nicole Belloubet de libérer 6 600 prisonniers dans la nature pour “motif sanitaire”. Ce qui n’est pas dénué d’idéologie puisque pour eux, la meilleure solution pour lutter contre la surpopulation carcérale (qui s’élève à 120 %) est donc de vider les prisons plutôt que d’en construire de nouvelles, au risque de libérer des criminels, qui peuvent devenir récidivistes, dans la société.

Les magistrats aussi ne sont pas tous exempts de tout reproche. Depuis, l’évènement du “mur des cons”, on sait bien qu’une bonne partie des membres de la magistrature est politisée, guidée idéologiquement par la nécessité du laxisme de la justice au détriment de la justice elle-même. Un laxisme, qui n’est en réalité qu’un manque criant de sévérité face aux délinquants. Des délinquants qui sont à nouveau condamnés dans les huits ans pour 40 % d’entre eux selon une étude de mars 2014 du ministère de la Justice sur le passé et le devenir pénal de 500 000 individus.

Une fois le constat dressé on ne peut qu’être angoissé, et on peut légitimement  demander que quelque chose soit fait au plus vite. Puisque, si rien n’est fait, c’est la base même du contrat social qui se retrouvera caduque. Car si les citoyens ont décidés de se soumettre, en donnant une part de leur liberté, à l’État c’est pour que celui-ci garantisse en échange leur sécurité pour éviter la loi de “tous contre tous”. Sans contrat valide, c’est le retour à l’état naturel décrit par Hobbes et le règne de l’anarchie.

Il est donc important d’agir. Agir en s’inspirant, par exemple, de ce qui a été mis en place à New-York dans les années 90 par Rudy Giuliani avec la “tolérance zéro”. Il faut que chaque délinquant soit puni avec fermeté, même pour un “petit délit” car, comme l’illustre l’adage “Qui vole un œuf, vole un bœuf.”, il n’y a pas de “petits délits”, il y a des délits. Pour mettre cela en place, il faut avoir beaucoup de courage : avoir le courage de mener une réforme de la justice pour leur octroyer de plus grands moyens ; avoir le courage de cesser de vider les prisons de ses condamnés et en construire de nouvelles pour les futurs condamnés ; avoir le courage de soutenir nos forces de l’ordre ; avoir le courage de réaffirmer l’autorité de l’État ; avoir le courage de s’attaquer au cœur du problème.

Face aux violences, la seule réponse possible de l’État c’est la fermeté. Les Français souffrent déjà de temps de maux, inutile de leur rajouter la peur d’une potentielle agression gratuite dans la rue. Face à ça, les mots, les déclarations et les tweets de dénonciation ne suffisent pas. Il faut des actions et surtout, des résultats.

Théo Dutrieu

Plaidoyer pour un plan Marshall de la sécurité

Plus que jamais, la sécurité des français est une priorité. Les français ressentent le besoin d’être en sécurité dans leurs villes, alors que les difficultés économiques paralysent l’action d’une administration dont les crédits alloués demeurent bien maigres.

Arrêtons l’hypocrisie et affirmons que dans notre pays, la présence de la force publique doit être constante, visible, massive si nous désirons qu’aucun territoire de France ne soit abandonné a ceux qui s’estiment au-dessus des lois.

Nous avons un problème dans notre pays, c’est qu’il est plus laborieux de lutter contre la délinquance que de la constater.

Nous avons un problème dans notre pays, c’est que ceux qui étaient hier applaudis sont désormais frappés de disgrâce à l’aune de l’affaire George Floyd ne présentant pourtant aucun lien avec notre pays quand la propagandiste et polémiste Assa Traoré, chantre d’une idéologie prônant la victimisation comme crédo éclabousse notre police républicaine d’accusations d’actes de  racismes et de violences.

Notre police républicaine n’est ni raciste, ni violente.

Violences, outrages, rebellions et menaces sur fonctionnaires ou leurs familles, de surcroit sur les réseaux sociaux, voici la triste réalité de notre police.

Très récemment et surtout très concrètement, l’affaire de ce père de famille, brave conducteur de bus agressé lâchement à Bayonne illustre parfaitement l’état de notre sécurité intérieure. L’office HLM (Habitat Sud Atlantique) duquel l’un des agresseurs dépendait relèvera même que l’un des agresseurs était “en situation irrégulière sur le territoire français”.

Comment est-ce possible de connaitre dans un pays qui se revendique l’une des figures de proue de l’Europe et du monde libre, de connaitre de t’elles illustration d’un laxisme d’État presque criminel puisque le devoir premier de l’État est d’assurer la sécurité de ses ressortissants. N’est-ce pas pourtant là tout l’intérêt du contrat social établi tacitement entre la nation souveraine et ses représentants ?

C’est consternant. C’est humiliant pour nos institutions. C’est déconcertant pour notre population qui de manière croissante ne croit plus dans l’efficacité des politiques publiques.

Loin de cette victimisation présupposant une « police de la terreur », la réalité met en lumière une police mal considérée, mal équipée et de surcroit une perte de valeurs dans notre pays, la première étant le respect de l’uniforme.

Où est le respect de l’uniforme lorsque des provocations sont dirigées contre l’Hotel de Police d’Alençon (Orne) consistant en doigts d’honneur, mises en danger délibérées à l’instar d’un chauffard fonçant sur des gardiens de la paix ?

Où est le respect de l’uniforme et la sécurité effective des français à l’heure où nous pleurons la mort de Mélanie Lemée, cette gendarme assassinée par un chauffard en Lot-et-Garonne le 4 juillet dernier.

La sécurité est plus que jamais une priorité.

La politique du deux-poids deux mesures doit cesser à l’heure où l’autorité de l’État est bafouée et nos forces de sécurités sacrifiées sur l’autel du clientélisme démagogique.

La délinquance est à son paroxysme dans notre pays, un paroxysme occulté par la période de confinement du 17 mars au 10 mai 2020 dont le premier effet aura été la baisse des dépôts de plaintes en commissariat.

Il résulte malgré cela qu’entre Avril 2020 et Juin 2020, 215 homicides ont été constatés, 62 010 faits de coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus, 91 659 vols sans violence contre les personnes et 1416 vols avec armes. Les destructions et dégradations volontaires restent conséquentes avec un chiffre inacceptable de 106 767 commissions enregistrées.

S’il ne s’agit que de faits « rapportés », autrement dit enregistrés à la suite d’une manifestation de la victime auprès des services de police et de gendarmerie, cela ne traduit en rien l’exhaustivité de la délinquance dans notre pays dont la réalité est supérieure aux chiffres sus-mentionnés.

Les violences volontaires sur les personnes de 15 ans ou plus accusent en juin 2020 une augmentation de 7%, +35 % pour les violences avec armes, +36 % pour les vols sans violences.

Les chiffres statistiques sont catastrophiques.

Les chiffres budgétaires sont ignominieux.

Au titre du budget général de l’État, il doit être rappelé que les crédits de paiement alloués à la sécurité sont nettement inférieurs à ceux affectés à la solidarité, l’insertion et l’égalité des chances et que ceux alloués à la justice sont dérisoires voir totalement marginaux.

La sécurité des français est l’une des 5 plus importantes missions de l’État, mais cette importance appelle un certain relativisme dans les chiffres.

Les chiffres publiés par la Direction du budget sont éloquents, la mission « Sécurité » ne représente que 20,5 Md d’euros, c’est peu. C’est insuffisant.

Il faut préciser aux français que la mission « sécurité » est très clairement la dernière roue du carrosse des « priorités » régaliennes de l’État.

Est-ce normal que dans un pays comme le notre, fier de sa prestigieuse histoire et se revendiquant « patrie des droits fondamentaux », que le budget de la justice ne soit que de 9,4 Md d’euros ? C’est risible.

Notre police n’a plus les moins d’agir concrètement sur le terrain et notre justice n’a plus les moyens de juger convenablement ceux qui lui sont déférés.

Une police forte et soutenue par son ministère n’a jamais fait de mal à personne. Ce qui fait du mal aux français, c’est une police qui n’a plus les moyens de faire son travail. La société française de 2020 accepte et se résigne à ce triste constat, la société de 2025, celle de 2030 se résignera d’un constat bien pire encore.

La politique de l’autruche consistant à ne pas assumer des décisions qui relèvent pourtant du « bon-sens » oblige les français à encaisser un quotidien emprunt de politiques afférentes au « non-sens ».

Le respect et la protection du policier associée à une réponse pénale forte devraient être à l’ordre du prochain Conseil des ministres, mais il n’en sera rien, parce que la sécurité des français et les conditions afférentes au maintien de la paix ne sont pas une priorité pour le gouvernement du Président Macron.

L’histoire sera la seul juge et plus que jamais, la reconquête du pouvoir par la droite est une nécessité vitale pour satisfaire aux enjeux sécuritaires à venir.

Jordan Minary

L’inquisition progressiste remporte le bras de fer avec l’organisation du Tour de France !

Après la très controversée affaire Winamax, voilà que c’est au Tour de France de céder face à la dictature de la pensée imposée depuis près de 8 ans par la gauche et les marcheurs à tour de rôle !

Les hôtesses de podium de la Grande Boucle seront mises au chômage technique pour moitié car désormais, une hôtesse et un hôte accompagneront le podium protocolaire, car le fait qu’il y ait deux hôtesses sur le podium fût jugé sexiste par un tribunal autoproclamé du progrès via la plateforme de pétition change.org.

Après les « grid girls » qui donnaient le départ des compétitions automobiles, c’est donc au tour des hôtesses de podium de faire les frais de cette nouvelle tendance qui règne dans le Féminisme moderne, à savoir les néo-féministes ou féministes radicales selon leurs appellations, et qui se revendiquent souvent des idéaux de l’extrême gauche.

Mais la problématique est bien plus large..

En effet, ces pratiques ont été jugées sexistes par des militantes néo-féministes menées par Fatima Benomar, qui n’a de cesse de s’en prendre à la Grande Boucle et ses coureurs cyclistes depuis plusieurs années avec la justification douteuse que cela serait avilissant pour des femmes de remettre des récompenses à des hommes en « tenue légère » pour reprendre les termes de sa pétition.

Bien évidement, les hôtesses ne furent pas consultées sur ce qu’elles pensent de leurs conditions de travail, et encore moins sur leur ressenti en tant que femme, cela semblant être le cadet des préoccupations de ces militantes qui ont clairement la volonté d’imposer leur point de vue au détriment de celui des autres, et surtout au détriment de celui de celles qui sont concernées !

Mais rassurez-vous ! Cela ne concerne que les podiums ! Toutes les hôtesses ne sont donc pas en danger sur l’évènement, c’est donc un symbole qui est attaqué par ces extrémistes de la tendance féministe.

Mais chacun n’est-il pas libre de disposer de son corps comme il le souhaite ? Et le choix des femmes qui veulent devenir hôtesse de podium ne doit-il pas être respecté ?

Poussons donc la réflexion plus loin, et illustrons cela par un exemple :

Dans ce cas, faut-il considérer la publicité impliquant des femmes, ou des hommes mannequins comme étant sexiste ?

Une « jurisprudence » existe en la matière, et elle nous vient d’une élue communiste de la ville de Paris, Hélène Bidard, qui était en charge de l’égalité femme/homme lors du précédent mandat d’Anne Hidalgo.

Elle réussit à faire plier le géant français Galeries Lafayette pour une publicité de sous- vêtements féminins de la marque Aubade, sur laquelle les formes d’une femme en sous-vêtement étaient mises en avant.

La publicité fût jugée sexiste par l’élue communiste, et fût retirée dans la foulée par la marque. La raison étant que la femme serait réduite à être un « vulgaire morceau de corps et un objet sexuel », car sur la publicité en question, on ne peut voir que le bas du corps du modèle. Donc faire de la publicité pour des sous-vêtements féminins et représenter ces sous-vêtements sur un mannequin qui accepte de poser pour porter ce même produit devient donc sexiste.

Assez cocasse de remarquer que nos progressistes et néo-féministes du 21e siècle sont parfois plus puritains que les plus traditionalistes des conservateurs lorsque des fesses de femme sont mises en avant sur des publicités..

C’est d’ailleurs encore plus étonnant car se sont ces mêmes élus ou militants qui défendent la liberté de porter le voile islamique, voir le voile intégral au motif de la libre disposition de soi, et qui à l’inverse s’offusquent lorsqu’une femme est hôtesse sur les podiums du Tour de France, ou présente sur les grilles de départ des courses automobiles dans des tenues un peu plus légères.

Deuxième problématique, faut-il donc supprimer les concours de beauté ou le mannequinat ?

Puisque nous sommes dans cette logique pour la moins douteuse, selon laquelle la moindre mise en avant du corps de la femme ( ou de l’homme ! ), à des fins publicitaires, marketings..etc serait avilissante, autant supprimer ces concours de beauté et le mannequinat, car quoi qu’il arrive, ces pratiques seraient sexistes puisque ces concours, ou la sélection des mannequins se fondent sur des critères de beautés physiques, donc potentiellement, le mannequin pourrait être perçu comme un objet sexuel, qu’il soit un homme ou une femme.

Tout ceci est complètement absurde !

Les progressistes montrent donc encore une fois leur capacité à l’auto-contradiction.

Peut-être certains ou certaines devraient se pencher sur l’essai de Lydia Guirous, « le Suicide Féministe », pour comprendre que les néo-féministes du 21e siècle, qualifiés de « féministes mainstream » par l’auteur, se trompent complètement de combat pour lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes dans nos sociétés modernes.

Assez hallucinant de se dire que Fatima Benomar, instigatrice de ce « hôtesse de podium bashing », a réussi à faire plier une organisation comme le Tour de France (donc la société Amaury Sport Organisation) avec une simple pétition ayant recueillis à peine 37.000 signataires sur un an !! ( Ladite pétition : https://www.change.org/p/tourdefrance-pour-la-fin-des-hôtesses-de- podium-amaurysport-letour-chprudhomme ).

Ce qui est extrêmement faible au regard des millions de personnes qui suivent cet événement !

Un article du Dauphiné du 29 juillet 2019 fait part de 20 millions de connexion sur le direct en ligne, et une moyenne de 3.7 millions de téléspectateurs pendant les après-midi sur le Tour de France 2019, sans compter les spectateurs aux bords des routes.

C’est donc une ultra-minorité qui a décidé pour l’ensemble des spectateurs, des téléspectateurs et surtout pour les hôtesses de podium en question.. cherchez l’erreur.

Alexandre SARADJIAN

#Nantes L’Histoire et l’identité de la France à nouveaux blessées

Nous pensions que l’incendie dévastateur de la Cathédrale Notre Dame de Paris datant du 15 et 16 avril 2019 aurait donné une prise de conscience à la Nation que nos symboles religieux et monuments historiques étaient en danger !

Malheureursent rien n’y a fait face, aujourd’hui c’est la Cathédrale de Saint- Pierre et Saint-Paul de Nantes qui a été incendiée.

Il serait temps que les médias et le Gouvernement sortent de leur silence et évoquent enfin des actes christianophobes.

En effet, peu médiatisées, les insultes et profanations, incendies contre des lieux de culte chrétiens se multiplient et atteignent des proportions effrayantes.
Le ministère de l’Intérieur recensait 1063 délits de ce type rien que pour l’année 2018. Toujours selon Place Beauvau, en 2019 il y aurait eu 1052 actes anti-chrétiens.

Si bien évidemment les actes antisémites et islamophobes doivent être condamnés, les actes christianophobes doivent être également évoqués dans le débat public et condamnés autant que les atteintes aux autres religions. L’une des valeurs de l’État républicain n’est-il pas de défendre le vivre-ensemble?

Rappelons que 2019 aura été une année riche d’actes anti-chrétiens :  Incendie de Saint Sulpice à Paris en mars 2019, La Cathedrale Notre Dame de Paris,
La cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie attaquée à la voiture-bélier en novembre, une centaine de tombes profanées à Cognac en octobre, des églises vandalisées dans les Yvelines, le Tarn, le Gard ou la Côte d’Or tout au long de l’année…

Comment construire un avenir dans un pays, si on détruit de plus en plus l’histoire de notre passé ?

S’attaquer à nos églises et cathédrales c’est s’attaquer aux symboles du patrimoine français, c’est s’attaquer à notre histoire, à notre culture et à notre civilisation !
N’oublions pas , que l’on soit croyant ou non, que chaque commune de France du plus petit village à la plus grande ville a dans sa place principale une église ou une cathédrale qui est le symbole du centre-ville. C’est avant tout le lieu de vie des habitants, des rencontres, des commerces, de la vie publique des communes…

Et que dire des églises délabrées, plus de 5000 églises sont laissées à l’abandon en France car ne possédant plus les ressources pour entretenir leurs édifices religieux, les collectivités locales se voient forcées de les laisser à l’abandon ou de les vendre. C’est donc bien l’identité et la culture de la France qui est à l’abandon…

Il est grand temps et urgent que la Nation toute entière se mobilise pour enfermer dans une même répulsion toutes ces atteintes portées aux croyances car c’est bien l’histoire de France qui risque de s’éteindre…

Stevan Jurca

Protégeons notre souveraineté

Un État existe par la seule condition de sa souveraineté. Cela peut sembler logique, mais pourtant ce mot est un gros mot. Pour certains politiques français, ce serait un symbole de “déclinisme” ou bien même de “fascisme” pour ces derniers. Alors qu’être son propre souverain serait un but idéal et recherché par tout le monde, car rien de mieux ne pourrait nous arriver. Un État souverain, c’est un État qui n’est pas subordonné à un autre État ou à une entité quelconque. C’est une chose pleine de bon sens que représente la souveraineté d’un État. Seul un État peut être souverain, c’est pour cela que, lorsque l’on entend le Président de la République Emmanuel Macron dans son allocution du 14 juin 2020 parler de « souveraineté européenne » je ne peux que me crisper car l’Europe n’est tout simplement pas un pays et encore moins un État.

Il me semble donc important que la droite s’impose comme la protectrice de notre souveraineté nationale qui est une chose essentielle si nous voulons retrouver notre indépendance qui a fait la grandeur de la France et son eccéité.

À commencer par l’Europe. Au sein de notre famille politique, un débat doit être mené pour savoir quelles sont les options que la droite (voire même les droites européennes) possède sur la question. C’est d’ailleurs en ce sens que le Parti Populaire Européen (PPE) a chargé François-Xavier Bellamy, député européen LR, de mener une réflexion sur la droite en Europe. Il est important d’avoir une idée commune de l’Europe au sein du parti pour éviter d’être abscons une nouvelle fois à cause des “cacophonies d’opinions”.

Toutefois, il paraît évident que nous ne pouvons pas accepter les propositions de fédéralisme européen souhaitées par tous ces thaumaturges que sont les technocrates et surtout LREM ou autre pseudo-écologiste EELV. Il serait alors presque irréversible de tomber dans cet accréantement fou et pernicieux qui va totalement à l’encontre de la souveraineté de l’État auquel notre famille politique est très attachée. Simplement parce qu’il est irréfragable de dire que la souveraineté européenne n’existe pas, simplement parce que l’Union Européenne n’est pas une Nation mais une organisation, une simple entité supranationale. Chaque peuple européen est souverain que ce soit le peuple Estonien, Polonais, Allemand ou bien Français. Ces peuples, par leurs cultures et leurs Histoires différentes forment chacun une Nation distincte. C’est donc en toute logique que l’Europe doit rester une Europe des Nations. Non pas parce que nous ne sommes pas ouverts aux autres, puisque nous apprécions l’Europe, mais nous voulons que cette Europe soit construite sur une coopération des États qui souhaitent former un marché commun pas qu’elle devienne une entité souveraine onirique.

Aussi, dans cet esprit de souveraineté et de volonté d’un primat de l’État sur toutes entités, nous devons mettre en place une loi organique de souveraineté pour réaffirmer la supériorité de la loi française sur les textes supranationaux et les jurisprudences de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Pour être souverain et indépendant, nous devons compter sur une industrie forte, défendue par des mesures de protectionnisme ”intelligent”  notamment sur les produits vendus à très bas coûts dans le but de  “casser”  la concurrence et avec elle des savoirs faire presque uniques de nos entreprises qui sont parfois contraints à se délocaliser en Europe ou ailleurs pour ne pas périr, laissant derrière elle chômage et désespoir pour les habitants de la région. Nous devons préserver notre industrie de la concurrence étrangère afin d’éviter de dépendre des autres pays, car nous avons bien vu que la coopération internationale n’est plus de rigueur en temps de crise. En ce sens, la mise en place d’une “TVA sociale” pourrait s’appliquer sur les produits importés nécessitant des coûts de production moins importants et qui sont donc vendus moins chers que des produits qui sont de production française. Afin d’éviter d’alourdir encore plus une assiette fiscale devenue très grosse, trop grosse et parfois même difficilement compréhensible il faudra l’alléger en soulageant la pression sur les classes moyennes. En accompagnement de cette TVA, il s’agirait également d’alléger la fiscalité lourde que nous imposons aux entreprises si nous voulons rendre nos entreprises plus compétitives mais aussi permettre la relocalisation de certaines de nos entreprises et attirer d’autres entreprises.

Si il y a bien une leçon à tirer de la crise que nous avons vécu c’est bien celle-ci : la souveraineté n’est pas un gros mot. C’est, au contraire, un joli mot si nous sommes patriotes et que nous souhaitons que la France soit moins dépendante des autres pays. Car les égoïsmes des Nations font toujours surface quand nous devrions compter sur une chimérique “coopération mondiale”.

Il est temps pour la droite, de retrouver un projet de souveraineté pour que notre pays ne soit pas noyé dans la mondialisation.

Théo DUTRIEU

(Réflexion) Se connaître, c’est essentiellement connaître son passé et son histoire qui sont indispensables pour construire l’avenir.

La crise sanitaire évaporée, on nous avait promis un monde meilleur, celui du « jour d’après ». De cette infection respiratoire, nous sommes passés aux derniers mots de George Floyd, « je ne peux plus respirer », étouffé à mort par un policier à Minneapolis. Ce vent américain de crime raciste est venu frapper aux portes de la France de façon sournoise, en mélangeant l’affaire Traoré, les actions des forces de l’ordre, et bien évidemment la politique. Justice, police et politique saupoudrées de racisme, la belle affaire. Tels sont les pièges, car les pays, les situations, les histoires et les circonstances sont totalement différentes.

Le premier piège est de laisser penser qu’il existerait en France, le sentiment qu’une race serait supérieure à une autre, ce qui reste inquiétant, parce que « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » jugeait Camus. Cette phrase décrit étonnamment bien la situation dans laquelle se trouve l’actuel gouvernement et le pays que ce dernier est censé diriger. Les mots deviennent des maux, car le sens du mot racisme s’est lourdement déformé par l’idéologie de la bien-pensance, utilisé dans tous les domaines, sur la race, la religion, la couleur de peau, l’orientation sexuelle, la classe sociale. Là où le sens de discrimination, d’injustice, d’iniquité conviendrait le mieux.

Et soutenir que « l’Etat produit du racisme » dixit Rokhaya Diallo, c’est une fois de plus mal nommer les choses. On ne peut emmêler les institutions et des décisions de justice pour en sortir une telle conclusion, pour en faire un raccourci aussi simpliste. Il existe encore, malheureusement des comportements individuels discriminatoires. Néanmoins, l’Etat et la société française ne relèvent pas d’un « racisme systémique ». C’est la politique qui a été appliquée depuis des décennies qui porte les germes ce que nous vivons. Dès les années 80, le mitterrandisme a instrumentalisé l’immigration et la main d’œuvre en imposant cette forme d’antagonisme pour nourrir son meilleur ennemi électoral de l’époque, le Front National. Depuis, le « voter contre » est devenu la doctrine. Et la juste réplique de Bossuet « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. », reste encore d’actualité. Le naufrage du socialisme est ici : la création de ses propres mains la discrimination systémique.

Aujourd’hui, ce n’est pas une fracture raciale ou religieuse dont le tribunal gauchiste de la pensée cherche à nous faire croire, c’est une fracture sociale intrinsèquement liée à une fracture démocratique dont les gilets jaunes envoyaient déjà les premiers signaux. Une crise de citoyenneté. Que reste-t-il du Grand débat ? Un grand désert.

Le renoncement, le clientélisme, l’achat de la paix social, l’abandon, la déchéance, la création de lois individuelles au détriment de l’intérêt général ont contribué largement à ce déchirement par la naissance du communautarisme. La culture du « dé », initiée par le socialisme, dérivée du progressisme, appuyée par la bien-pensance a construit cette forme de déconstruction, et ce, dès l’école, où la « désinstruction » sévit à plate couture jusqu’au sein de nos universités. On désinvite des personnalités publiques dans les facultés pour annihiler tout débat. Serait-ce à Voltaire, ce défenseur de la liberté d’expression, que l’on en veut ?

Le deuxième guêpier se pose sur les forces de l’ordre et la remise en cause sécuritaire.

Le discours du 9 juin par le ministre de l’Intérieur laisse pantois, tant il est nourri de balourdises et de fausses manœuvres. 

Dans un premier temps, sur « le soupçon avéré d’acte ou de propos raciste ». Effectivement, il existe des comportements discriminatoires qui doivent être sévèrement punis, cependant on ne peut englober et condamner toute la police.

Dans un deuxième temps, sur « l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent ». Ce serait sur le coup de l’émotion qu’il n’existerait plus de règles, plus de souveraineté, plus de lois, au fond cela sonnerait comme la fin de la démocratie. En poussant ce raisonnement à l’absurde, on pourrait alors se demander s’il est utile de voter ?

Les forces de l’ordre sont épuisées, manquent de moyens et sont en proie à un profond malaise, car constamment prises pour cible d’une forme de violence de plus en plus féroce.

Depuis trop longtemps, la police souffre de cette instrumentalisation politique avec ses brebis galeuses. Et faire croire comme Jean-Luc Melenchon que les suicides au sein des forces de l’ordre sont liés au racisme des collègues, démontre une réelle méconnaissance de ce métier. Ajouter l’idée de vouloir désarmer la police est encore une idée folle.

Une grande vague de paupérisation s’abat sur notre société. Les houles imprudentes politiques, idéologiques, numériques et médiatiques érodent les remparts de notre République. La paix civile et l’Etat de droit restent les fondations d’une démocratie, et la citation de Pascal « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique » illustre ce concept. Mais quelle justice pour quelle force ? Lorsque l’Etat de droit est lourdement altéré par la pléthore de lois de circonstances. Et quelle force pour quelle justice ? Lorsque l’état des moyens matériels et l’état de santé des forces de l’ordre sont chancelants ?

L’affaire Traoré soumise à la lenteur de la justice n’est pas une affaire de racisme, il est devenu un tremplin politique pour les ennemis de l’Etat de droit. C’est sous l’égide de l’émotion dictée et exacerbée par les réseaux sociaux, puis relayée par les médias sans aucune réflexion intellectuelle, en balayant les racines de l’histoire que la République doit faire face. Et le désert avance.

Enfin, et non des moindres, les troisièmes dardières résident dans ces degrés d’inclinaison des corps et des têtes s’opérant dans la génuflexion de manière insidieuse sur un sentiment de repentance pour des actions qui ont déjà vécu et qui ont modelé le pays. L’histoire nous apprend, mais la faire ressusciter, la transposer à notre époque reste inconcevable. Nous ne pouvons nous excuser de faits innommables que nous n’avons pas vécu. Pourquoi obliger les blancs à se justifier de l’être ? Les disciples de la bien-pensance alimentent cet enfer en tronquant l’histoire, par ce jeu manichéen où l’on se sert à la carte. On choisit ce qui est bien ou ce qui est mal. Une histoire sans début ou sans fin s’apparente au désert de l’écriture.

On essaie de remettre en cause l’histoire de France, d’occulter, voire de censurer les périodes qui gênent, dans le but de réécrire l’histoire. Déboulonner, souiller, vandaliser les statues n’y changeront rien. Oublier qui nous sommes est loin d’être la solution pour régler les problèmes sociaux. On s’étonne alors, lorsqu’un ancien Premier ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault ayant occupé l’hémicycle pendant plus de trente ans, appelle à débaptiser la salle Colbert de l’Assemblée Nationale. L’opportuniste n’a pas de limite, « c’est même à ça qu’on les reconnaît », pour reprendre Audiard.

Par un jeu d’amalgames tiré et trié sur le volet dans les coulisses politiques, on se met à tout confondre dans une spirale devenue infernale. Le racisme, l’histoire, la liberté, la République, tout est condensé sous des formes de symboles qu’on essaie de déconstruire, de décontextualiser ou de nous soumettre.

La projection d’Autant en emporte le vent annulé, le prix Laura Ingalls débaptisé, les statues déboulonnées, mais pour quelle cause ? Comme le disait Victor Hugo : « Le théâtre peut être libre de deux façons, vis-à-vis le gouvernement qui combat son indépendance avec la censure, et vis à vis le public qui combat son indépendance avec le sifflet. Le sifflet peut avoir tort ou raison. La censure a toujours tort. » 

Quelle est cette nostalgie mortifère qui ronge les perspectives d’un monde meilleur ?

Est-ce cette pensée qui a pris ces racines en Mai 1968, sous le slogan : « Il est interdit d’interdire » qui se ment manifestement à elle-même. Finalement, elle n’enseigne que le mépris de la tolérance. L’idéologie du genre, de l’absurde, de la désinvolture et de l’étouffement rendent une vision sombre et victimisatrice de la société où l’horizontalité bat son plein. Le progressisme désaimante le réalisme et l’idéalisme, faisant régresser ainsi l’intelligence, faisant ainsi l’affaire du populisme.

Et tant que l’on n’aura pas répondu aux causes du populisme, ce dernier continuera de monter, et le progressisme l’aide sans commune mesure. Dans quel avenir pourrons-nous nous inscrire, dans quel collectif ? Il y règne une inquiétude sociale et identitaire. Dans quel horizon pouvons-nous nous projeter collectivement en tant que Nation ?

Le désert avance. Quand le désert avance, l’air y devient de plus en plus irrespirable, il n’y a ni amour, ni haine, ni lumière, ni ténèbres, ni silence, ni zizanie, ni passé, ni futur. Le néant ne s’occupe plus du vivant, il le ronge à petit feu. Mais il existe des déserts où poussent des fleurs, car la nature a sa part d’espérance. Construire son avenir sous-entend que l’on élabore des projets de manière réfléchie, sans s’en remettre au hasard, à l’approximation, à la spontanéité du déchaînement ou à l’humeur du moment. Certes, la volonté et le libre arbitre jouent un rôle important dans ces projets d’avenir. Mais pour faire les bons choix, il est nécessaire de se connaître soi-même. Or, se connaître, c’est essentiellement connaître son passé et son histoire qui sont indispensables pour construire l’avenir. Notre destinée est liée à chaque individu quelles que soient ses origines, quels que soient les chemins parsemés de ruines. Nous devons les traverser ensemble dans ce bruit assourdissant bercé par une démocratie fluidifiée où toutes les temporalités s’entrechoquent dans les abysses. Mais l’obscurité porte en elle la lumière et ces rayons traverseront chaque interstice des murs sombres pour éclairer enfin nos ruines, pour redevenir citoyen, non pas comme individu concret mais comme sujet de droit, et ainsi refaire communauté.

 André Missonnier