(Entretien) Gilles Platret, « L’État doit jouer un rôle central dans la lutte contre l’insécurité »
(Entretien) Gilles Platret, « L’État doit jouer un rôle central dans la lutte contre l’insécurité »

(Entretien) Gilles Platret, « L’État doit jouer un rôle central dans la lutte contre l’insécurité »

L’actualité récente rend compte d’un ensauvagement manifeste de notre pays. Comment expliquer cette violence croissante ? De quoi dit-elle le nom ?

Si nous assistons aujourd’hui à un ensauvagement manifeste de la société – qui ne s’est pas vu depuis de longues décennies -, c’est d’abord parce que l’État ne joue plus son rôle régulateur pour mettre un terme à la violence. Chaque société peut en elle-même générer de la violence, c’est presque inhérent à toute société. Mais, parce qu’il est le bras armé du contrat social, c’est à l’État de générer une contre-force pour calmer les ardeurs et apaiser la société. Or l’État, en France, a progressivement abandonné sa puissance régalienne. Du temps de Nicolas SARKOZY, il y avait eu quelques sursauts. Mais, sur les quatre dernières décennies, nous constatons surtout l’abandon de la puissance régalienne, de telle sorte que notre société est livrée à elle-même.

 

Il y a des facteurs aggravants, si on regarde, cette fois-ci, du côté de la société. Le gangstérisme du quotidien en est un, c’est-à-dire cette économie de la drogue aujourd’hui considérable, qui gangrène nos villes, y compris les plus calmes. Ce gangstérisme quotidien conduit, par l’appât du gain, des bandes entières, toujours plus armées et organisées, à se faire justice entre elles pour contrôler le territoire et jouir de ses fruits. L’économie de la drogue génère donc, en elle-même, de la violence.       Des exemples évidents sont les cités de la Marseille et de Vitry-sur-Seine, parmi beaucoup d’autres. Nombreuses, en effet, sont les cités contaminées par ce fléau du gangstérisme de grande ampleur.

 

L’immigration incontrôlée est aussi responsable de cette violence croissante dans notre pays, en tant qu’elle implique souvent la venue, en nombre, de populations originaires de zones géographiques – subméditerranéennes notamment, mais aussi d’autres pays parfois -, où l’État a toujours une tradition de discrédition et où donc, précisément, la violence joue un rôle de régulation dans la société. Naturellement, ces populations apportent avec elles des us et coutumes dans une société française traditionnelle non-habituée à un tel recours « normal » à la violence. L’immigration est, en conséquence, un facteur d’accélération de cet ensauvagement.

 

Un autre facteur à prendre en compte dans les causes de cet ensauvagement, est le fait que la violence paye commercialement. Nos enfants s’auto-éduquent avec des jeux vidéo et des films où la violence est toujours au centre de l’écran. Dans certains jeux, la maximisation du résultat implique qu’il faille faire couler le plus de sang possible. À une époque, on répliquait à cette critique que je faisais à l’égard des jeux vidéo et des films violents, que ces derniers n’avaient pas de conséquences ou d’influence sur la suite de la vie pour nos jeunes. Or aujourd’hui, plusieurs études américaines démontrent que des cerveaux habitués quotidiennement à la violence, qui préside de nombreux jeux vidéo, restent marqués dans la suite de leur existence.

 

Cette violence endémique, dont les facteurs s’additionnent et s’accroissent mutuellement, pourrait véritablement être combattue si l’État le voulait vraiment. Nous avons déjà traversé dans notre Histoire des périodes de violence intense. Le gangstérisme du XIXème et de la première moitié du XXème siècle notamment rongeait à cette époque la société par la profonde violence qu’il générait. En outre, la violence endémique sous l’Ancien Régime était certainement plus féroce qu’elle ne l’est actuellement. Mais, durant cette période, l’État avait réussi à combattre la violence. Ce qui manque aujourd’hui à l’État, c’est son utilisation du monopole de la violence légitime qui, pourtant, lui appartient. Depuis 40 ans, l’État recule et n’use plus de ce monopole : voilà pourquoi nous en sommes à cette situation très préoccupante aujourd’hui. Je prends souvent pour exemple cette image pertinente d’un ancien procureur de ma ville disant qu’anciennement, lorsqu’il y avait deux voisins en dispute, le premier venait trouver le second pour l’agonir d’insultes ; aujourd’hui, le premier va trouver le second avec un hachoir ou un tournevis. Cette illustration est très emblématique de l’ensauvagement qui ronge notre société.


Comment peut-on y mettre un terme au sommet de l’État ? Et quel rôle peut jouer un élu local comme vous dans la lutte contre ce fléau qu’est l’insécurité permanente ?

L’État doit jouer un rôle central dans la lutte contre l’insécurité permanente et le déchaînement de la violence. Son abandon de cette mission dit beaucoup de l’oubli de l’œuvre du Général de Gaulle. En 1958, le Général de Gaulle forge un État puissant et central, car il a constaté que les malheurs de la patrie qu’il a analysés durant l’entre-deux-guerres, pendant la guerre et après la guerre, venaient de l’affaiblissement de l’État. Or aujourd’hui, on a malheureusement mis de côté l’importance de l’État, son rôle éminent comme régulateur de la société et de ses excès, et tout son rôle de charpente pour l’édifice national entier. Cet héritage gaullien a peu à peu été délaissé. Tout le monde prétend aujourd’hui être gaulliste, or plus personne ne l’est. On a oublié la philosophie du Général de Gaulle : la Nation tient grâce à l’État.

 

Je fais donc partie de ceux qui considèrent que l’État doit retrouver les armes qui sont les siennes. Les armes réelles, d’abord, c’est-à-dire l’expression de la force sur le terrain, si nécessaire, afin de prévenir les gestes qui peuvent amener de la violence. Pour cela, toutes les polices doivent être armées, y compris les polices municipales. Quand je constate que certains maires hésitent encore à armer leur police, je me dis qu’ils font preuve d’inconscience. L’armement est indispensable pour les polices municipales face à l’univers redoutable de la violence. À défaut, elles sont sans moyens de défense lorsqu’elles sont attaquées et donc vouées à la dangerosité et au risque de subir des actes de violence. Il faut donc, tout d’abord, armer toutes les polices et, corrélativement, renforcer la présence policière sur le terrain. De meilleurs moyens d’enquête à leur disposition est aussi nécessaire afin de permettre la résolution des affaires, dès lors que le crime ou le délit a été commis. De plus, la généralisation des vidéo-protections – certaines communes hésitent encore, mais elles ne sont plus beaucoup maintenant – doit être poursuivie.

 

Enfin, le réarmement judiciaire est fondamental. Les racailles ont désormais intériorisé le sentiment qu’elles pouvaient porter atteinte à la loi et commettre ce qu’elles voulaient, passer éventuellement un après-midi au commissariat, être présenté à un juge et sortir ensuite triomphant. Le réarmement judiciaire, cela implique, premièrement, le rétablissement des peines-plancher que Nicolas SARKOZY avait instaurées, avant que François HOLLANDE les détricote. Qui dit réarmement judiciaire dit aussi réarmement carcéral. Nous mettons souvent en avant aux Républicains le chiffre de 20 000 prisons supplémentaires, au vu de l’insuffisance criante du nombre de places en prison. Mais si c’est 30 000 prisons qu’il faut, il ne faudra pas hésiter à les construire. Il faut désormais construire les prisons nécessaires qui nous manquent et en urgence. C’est d’autant plus urgent que, six mois après le prononcé de la peine, 54% des coupables n’ont toujours pas franchi la porte de la cellule.

 

On constate donc aujourd’hui l’abandon de la protection de la société par l’État. En définitive, pour y mettre un terme, il faut accroître la présence policière sur le terrain, mais aussi dans les bureaux pour accompagner les victimes qui ne le sont malheureusement plus. Le réarmement judiciaire est tout aussi capital, pour que chaque individu qui enfreint la loi ne dispose d’aucune chance pour échapper à la punition, je dirais même à la lourde punition. Voilà donc les deux directions prioritaires que doit suivre l’État. Il s’agirait, en cela, du retour d’un État qui s’assume comme État. Parce qu’il ne s’assume plus comme tel aujourd’hui, il livre la Nation à la violence, c’est-à-dire à la loi du plus fort. Un des exemples manifestes de ces dernières années, est le tragique épisode de l’année 2020 dans ma région, à Dijon, c’est-à-dire à 60 kilomètres de ma ville, où des Tchétchènes se sont opposés à des Maghrébins et ont réglé leurs comptes par le recours à des armes lourdes. On a vu des mitrailleuses hissées sur des camions de chantiers, en plein centre-ville de Dijon. Les banlieues, les quartiers sont aujourd’hui bien trop armés.

 

L’État doit renforcer ses moyens pour user de la force, comme je l’ai dit auparavant, mais il doit aussi avoir recours à celle-ci quand la situation l’oblige. Ce n’est jamais un plaisir de faire usage de la force, mais il est parfois nécessaire de s’en servir. Il est possible, au vu de l’état actuel des choses, que dans certains quartiers la situation chaotique ne puisse plus être résolue par la « simple » police. Je parle ici de quartiers qui sont complètement en coupes réglées, où les trafiquants de drogue, en particulier, sont lourdement armés. Dans ces quartiers, ce n’est plus le travail de la police, c’est celui de l’armée. Il importe, bien entendu, d’avoir recours à cette possibilité avec prudence. L’armée n’est pas censée faire du maintien de l’ordre traditionnel. Mais, dans des situations où les quartiers sont devenus des enclaves et où la police n’est pas suffisamment armée pour intervenir, le recours à l’armée doit être envisagé, car dans ces cas-là ce sont aux militaires d’intervenir. Les Quartiers de Reconquête Républicaine créés en 2018, c’est que du papier. Si l’on veut reconquérir les quartiers, il faudra les désarmer. Or c’est l’armée qui est en mesure de le faire, par leur intervention dans les territoires concernés. Je ne dis pas que ce recours à l’armée doit être généralisé. Mais pour les territoires que la République a complètement perdus, l’armée doit pouvoir intervenir.

 

Concernant le rôle d’un élu local et en l’occurrence d’un maire comme je suis, dans la lutte contre cette violence croissante, il faut savoir qu’il doit, premièrement, constamment avoir les yeux ouverts sur la réalité du terrain. Il doit refuser tout déni et s’empêcher de ne pas voir. Car il y a mille façons de ne pas voir, c’est-à-dire de savoir mais en regardant ailleurs. Le maire doit donc continuellement se tenir au courant de ce qui se passe dans sa commune et avoir un œil et une conscience aiguisés sur ce qui peut y survenir, en particulier l’islamisme et la disparition des femmes dans l’espace public. Cette dernière est un indice manifeste du désaveu de la République dans certains quartiers. Quand des femmes sont interdites dans des territoires, ce sont des signes d’islamisme que l’on peut objectiver. Dans ces situations, l’ordre républicain français n’existe plus, il est remplacé par un ordre islamiste.

 

On a de nombreuses façons, quand on est maire, de veiller à l’émergence de ces situations, notamment en allant à la rencontre des services sur le terrain, lesquels sont présents dans tous les quartiers. L’administration municipale a cette chance d’être une administration de terrain. Dans une mairie, il y a très souvent, au minimum, une maison de quartier, une bibliothèque de quartier ou un service public quelque part. Il y a donc plusieurs moyens de prendre la température partout sur le terrain et d’ouvrir les yeux sur le vécu d’habitants dans certains quartiers au quotidien. En 2015, nous avons créé à Chalon-sur-Saône une cellule municipale d’échange sur la radicalisation, une des premières de France à cette époque. Dans ce cadre, on s’est beaucoup servi des témoignages du terrain pour faire remonter aux services de renseignement des cas de rupture avec la République ou des signaux faibles (indices qui informent notamment que des individus sont en train de couper le cordon avec la République pour verser dans l’islamisme). Cette cellule permet d’anticiper ces cas d’islamisme et donc, par extension, d’islamisme armé et forcené. Les maires doivent se servir de ces moyens dont ils ont à disposition pour prévenir ce fléau et la violence généralisée.

 

Par ailleurs, les maires ne doivent jamais céder à la tentation d’acheter la paix, à celle de faire fi du problème par un aveuglement volontaire contre des voix électorales. Malheureusement, ce processus existe beaucoup trop aujourd’hui. Dans certaines villes, des communautés vont voir le maire pour lui demander un avantage, en l’échange de la promesse du vote plein et entier de la communauté concernée en sa faveur ; un processus qui, malheureusement encore une fois, fonctionne dans des quartiers où le vote communautaire est fort et puissant. Si le maire cède à cette tentation, il est parjure et ne défend plus l’intérêt général.

 

Avec Michaël DELAFOSSE, maire (PS) de Montpellier qui préside avec moi le groupe Laïcité de l’AMF, nous avions proposé au sein de l’association qu’un élu qui réfère sa campagne électorale dans des lieux de culte – quels qu’ils soient – soit, d’emblée, démis d’office. Cette proposition n’a pas été retenue. Toujours est-il qu’un maire doit, avant toute chose, être une sentinelle, c’est-à-dire avoir les oreilles et les yeux constamment ouverts, afin de garantir la sécurité, l’ordre public et le maintien de la République française sur son territoire. Les maires sont élus démocratiquement, ils doivent rendre honneur à leur mandat en étant intègres et fidèles à la mission qui est la leur.


D’ailleurs, l’ensauvagement affecte de plus en plus les élus. Vous qui n’hésitez pas à porter haut et fort vos convictions, ne craignez-vous pas que le débat démocratique – donc par essence pacifique, puisque se jouant sur le terrain des idées – est condamné à s’éroder jour après jour ?


           
Je constate, effectivement, que le débat et sa qualité se sont érodés. Pendant trente ans, on a refusé de dire ce que l’on voyait, les maux réels que la France traversait. Un élu qui ose dire la vérité, qui joue le rôle de lanceur d’alerte, est confronté à la sirène. Dans la mythologie, la sirène est la femme qui chante très bien, dont le chant est plaisant à l’oreille mais qui chante que pour entraîner le marin, au fond de la mer, c’est-à-dire à la mort. Les sirènes d’aujourd’hui, au nom de la bien-pensance, jettent la foudre sur la femme ou l’homme politique qui va oser parler, afin de le condamner dans son propos. Le débat démocratique est fondamentalement vicié, depuis plusieurs décennies, par ces tartuffes, généralement ennemis de la Nation et qui ne défendent pas l’intérêt général, mais des intérêts particuliers : les intérêts communautaires. Selon ces ennemis de notre Nation, ceux qui la défendent doivent donc être attaqués. En conséquence, le débat est totalement sclérosé.

 

Je ne vais pas jusqu’à dire que les gens concernés veulent détruire la France – même si cela peut aller jusque-là -, mais qu’ils veulent, déjà, détruire la Nation en tant que telle, l’idée-même de Nation, c’est-à-dire un groupe dont l’homogénéité est un principe fondateur, qui peut accepter l’altérité mais dans le respect des bornes de la loi et selon certaines limites et qui, autour d’un État, assure sa protection, avec un certain nombre de principes et de valeurs. C’est cela, l’idée de la Nation, dans un consentement toujours renouvelé, selon Ernest RENAN, et avec cette volonté de vivre-ensemble.

 

L’élu doit servir la Nation. Il est au service de quelque chose qui le dépasse. Si un élu ne défend pas une cause, à quoi cela lui sert-il de s’engager ? Pour son profit personnel et la quête du pouvoir ? Certes, c’est utile et agréable de disposer de pouvoirs pour exercer son mandat en fonction de ses idées, mais il faut voir plus haut : si un élu agit, c’est pour la France. Y compris au niveau local et dans les limites d’une commune, l’élu doit agir pour la France.

 

L’élu intègre et qui veut servir la France doit parvenir, il est vrai, à surmonter toute cette cohorte qui jouit d’un espace médiatique, car le communautarisme ou l’islamisme sont des sujets inflammables et qui envahissent très vite le devant de la scène. J’en ai fait la preuve au sujet de ma décision sur les cantines en 2015, en vertu de laquelle je décidais de supprimer les plats de substitution, pour rétablir un fonctionnement laïc et sans considérations religieuses de l’organisation des plats servis dans les cantines de Chalon-sur-Saône. À cette époque, j’ai subi un nombre incalculable d’injures, qu’il fallait savoir encaisser et digérer. Cela forme ! Mais, j’ai remarqué au fil du temps, que plus vous comprenez que votre combat est salutaire et que vous êtes sûrs de ce que vous portez et défendez, plus vous trouvez en vous la force pour le poursuivre et le parachever. Et, quelque part, ces tombereaux d’injures vous servent de marchepied pour essayer de faire percer une vérité telle que vous la voyez sur le terrain. Mais, en effet, cela demande un peu d’exercice, de résistance et de formation, car tout est fait pour vous faire taire dans ces situations.

 

Tant qu’il subsistera des vigiles et des lanceurs d’alerte, le débat public ne sera pas mort. Il faut essayer et continuer de trouver la force de lutter contre ceux qui, avec une politique ténébreuse, veulent jeter un voile sur une réalité, du fait que cela les dérange, et parce qu’au vu de leur projet antinational, cette réalité de terrain doit être cachée au grand public.

 

Il y a un milieu politique et un milieu médiatique qui, en quelques sortes, se parlent à eux-mêmes. Néanmoins, ce serait une erreur de croire que les 99% restants de la population, numériquement, n’ont pas les yeux ouverts sur ce qu’il se passe, en réalité et au quotidien, dans plusieurs territoires. Si je reprends l’exemple de ma décision sur les cantines, certains bien-pensants ont interprété la réponse du Conseil d’État (CE) comme une réponse qui me désavouait. Or c’est faux. La décision du CE me permet de maintenir le système que j’ai instauré en 2015, c’est-à-dire sans revenir sur les plats de substitution. C’est ténu, mais cela passe juridiquement. Les Français ont été sondés sur cette question, pendant cinq ans, avec une série de sondages. Constamment, à quelques pourcentages près, ils sont ¾ à approuver ma décision. Cela veut dire concrètement qu’il faut que ceux qui osent parler dans le débat démocratique, trouvent de la force dans le soutien de la population qui vit sur le terrain, à la différence d’un monde politico-médiatique trop coupé des réalités et qui façonne sa propre vérité, loin de la véritable vérité. C’est un encouragement énorme. On peut dire des vérités lorsque l’on est élu, et être reconnu pour cela. Ainsi, il faut que les élus n’aient pas peur de dire les vérités qu’il constate et qui sont donc celles du terrain. Quand un élu dit les choses et la vérité, la population le suit, le peuple le suit.  C’est quelque chose de fondamental, un encouragement inestimable, dans le sens où vous pouvez subir, en tant qu’élus, des menaces féroces pour défendre une cause, mais être soutenu par toute une population. Le soutien des Français est la clé pour trouver la force nécessaire qui permettra, collectivement, de faire renaître un débat démocratique vrai, pour le peuple et du peuple lui-même.  


En parlant d’idées et de prises de position, votre utilisation de l’expression « épuration ethnique » pour qualifier la situation dans certains quartiers de France vous a valu le lancement d’une procédure judiciaire par SOS Racisme et Aurélien TACHÉ. Cela ne ressemble-t-il pas à un procès plus politique que judiciaire ?

            Nous sommes, pour le moment, davantage dans une tentative de procès lancés par SOS Racisme et Aurélien TACHÉ, que dans un réel procès. L’objet de cette tentative est de vouloir faire taire, c’est un exemple typique. Pour remettre en contexte, je suis interrogé dans une émission, Morandini Live sur CNEWS, au mois d’octobre dernier, à propos de phénomènes de racisme anti-blancs qui s’étaient déroulés la veille, à Lyon. Je suis interrogé sur ce que je pensais de ces phénomènes et l’on me demande de me positionner sur le concept de grand remplacement. Un concept que j’ai toujours pris avec des pincettes, car il sous-tend un phénomène organisé, une espèce de complot international visant à remplacer une population par une autre. Voilà pourquoi j’ai pris mes distances avec ce concept, bien que je ne nie pas, en revanche, l’immigration massive, mais qui n’est pas le fruit d’un complot. Cette expression du « grand remplacement » a un sens philosophique que je n’emploierai pas.

 

Néanmoins, ce que je constate sur le terrain, c’est qu’il y a, dans certains quartiers, des populations autochtones d’origine européenne en butte à des populations extra-européennes, notamment maghrébines, ou en tous cas du bloc africain, donc avec une culture différente. On demande aux premières, par l’intimidation et la pression constante, de dégager du quartier. J’ai des témoignages de ce type, de phénomènes qui me sont remontés dans ma propre commune.                      Voilà pourquoi il s’agit, selon moi, d’un véritable processus d’épuration ethnique. Le quartier se purifie ethniquement. C’est-à-dire qu’un groupe ethnique, d’origine ethnique, donc homogène, le monde de l’Islam, génère des attitudes pour remplacer un autre groupe ethnique, autochtone. Je tiens à préciser que tous les quartiers ne sont évidemment pas concernés et que le processus d’épuration en cours n’émane évidemment pas de toutes les personnes liées à l’Islam et/ou d’origine maghrébine ou africaine, bien entendu. Je fais la part des choses. Il n’en reste pas moins qu’il y a un phénomène à l’œuvre, des personnes âgées – mais pas que – sont en butte à des menaces, du style : « on va brûler ta maison » ; « tu n’es pas chez toi, tu es chez nous », etc. Je ne pouvais donc pas trouver d’expression plus conforme à la réalité que celle d’épuration ethnique. D’ailleurs, quand je dis monde de l’Islam,         je fais le distinguo avec le monde religieux stricto sensu, car on peut être du bloc africain sans être musulman.

 

Quand j’ai utilisé cette expression d’épuration ethnique, le processus médiatique que j’ai décrit dans la précédente réponse a joué à plein régime. Des personnalités bien-pensantes, complètement idéologisées et antinationales, voire islamo-gauchistes, étaient présentes sur le plateau ce jour-là. C’était le cas d’Aurélien TACHÉ. S’il y a bien un islamo-gauchiste dans le pays : c’est lui.                            Ce dernier accepte la polygamie dans notre pays, au nom de cultures différentes de la nôtre. Il est la quintessence de l’islamo-gauchisme. Il est donc, à mon sens, dans le camp de ceux qui veulent détruire la Nation, notre mode de vie, notre culture et notre civilisation, ainsi que notre ordre légal républicain. Parallèlement, SOS Racisme, que j’ai souvent trouvé face à moi, a prétendu que j’avais fait preuve de provocation à la haine raciale et ethnique et que, par conséquent, je devais être condamné par la justice. On en est à ce stade pour le moment, sur cette tentative de procès à mon encontre. J’ai été auditionné, sur la demande du Procureur, par la direction régionale de la Police judiciaire de Paris. Est-ce que le procureur décidera d’aller au bout ? Cela reste à voir. Bien sûr que je me passerais d’un procès, mais s’il a lieu : ce serait un moment d’explication et j’y défendrais un certain nombre de convictions sur la réalité de ce qui se passe sur le terrain.

 

Quand cette polémique a enflé, elle a généré un afflux de soutiens à la mairie de Chalon-sur-Saône qui a reçu beaucoup de courriers de citoyens me remerciant d’avoir été franc et d’avoir mis les mots sur une réalité que plusieurs d’entre eux vivent, au quotidien, dans certains quartiers. J’avais déjà eu beaucoup de soutiens pour ma décision sur les cantines, mais pour cette utilisation de l’expression « épuration ethnique », j’ai bénéficié d’un élan de soutien tout-à-fait extraordinaire.

 

Le choix d’utiliser cette expression est venu dans la réflexion et au moment de la discussion sur le plateau de Morandini Live. Elle correspondait à un phénomène que je constate dans ma commune. Il s’agissait, pour moi, des termes les plus justes sur le plan littéraire, d’autant qu’il n’y a pas de définition imperméable de l’expression « épuration ethnique ». Alors, on m’a répliqué que j’avais recours à cette expression pour qualifier des morts en série. Mais je n’ai jamais dit cela,                  j’ai d’ailleurs précisé dans l’émission que je ne le disais pas. Néanmoins, il s’agit bien d’un processus d’épuration ethnique violent que vivent certains quartiers, du fait que ledit processus a pour objectif que la population soit, à terme, homogène ethniquement dans les territoires concernés. J’ai des dizaines de témoignages qui corroborent mes propos et que je pourrais mobiliser pour le procès le cas échéant, ils émanent de gens qui subissent cette pression pour les faire dégager, alors qu’ils vivent dans les territoires affectés depuis des décennies. Certaines personnes sont venues dans mon bureau en larmes. Encore une fois, tous les quartiers ne sont pas concernés et ce processus n’est pas de la part de toutes les personnes d’origine africaine en particulier. Dans l’émission, je ne dis évidemment pas cela.

 

Ce procès est un procès-bâillon, une procédure bâillon pour tenter de m’impressionner,            afin que je ne parle plus. Mais cela aura l’effet totalement inverse, très honnêtement. Ce sera plutôt un encouragement à continuer de parler, d’autant que j’ai un immense soutien, populaire, derrière moi. Cette expression, née spontanément dans la discussion, mérite d’être développée, étayée et défendue, car elle est le quotidien d’un grand nombre de nos compatriotes.

 

Vous êtes Maire de Chalon-sur-Saône mais aussi Co-Président du groupe Laïcité de l’AMF. La laïcité est effectivement menacée aujourd’hui dans plusieurs endroits de France. Que faire pour lui redonner ses lettres de noblesse ?


           
Pour redonner à la laïcité ses lettres de noblesse, il faut déjà ne plus avoir peur. C’est un des phénomènes de notre époque : la peur d’agir, la peur de prendre des mesures fortes. Je tiens à rappeler une chose : quand les Républicains votent, en 1905, la loi de séparation des églises et de l’État, ils votent une loi de combat. Aujourd’hui, on voit une réécriture de – ou, en tous cas, une tentative de réécrire – l’Histoire par certains, en affirmant que cette loi était à l’époque une loi de compromis. Pour rappel, la loi est préparée à l’époque par le « petit père COMBES », comme on l’appelait, un anticlérical forcené qui, dans le cours de la discussion, va tomber et laisser le ministère à Aristide BRIAND, beaucoup plus consensuel. Il n’en reste pas moins que lorsque la loi est votée, le pays qui est à 90-99% catholique, vit cette loi comme une grande blessure. Lorsqu’il faut faire l’inventaire dans les églises, l’année suivante, de ce qui va rester à l’association paroissiale et de ce qui va être donné à la commune – car il ne faut pas oublier que cette loi communalise les églises -, il y a des heurts et le pays est déchiré. Dès lors, les députés ont trouvé la force pour voter une loi qui a été vécue,            par beaucoup de catholiques de l’époque et donc de Français, comme une offense personnelle à leur foi. Les députés l’ont votée car ils étaient convaincus que, derrière la foi sincère des catholiques, il y avait un parti manipulé par Rome à l’époque – « le parti ultramontain » – et qui les effrayaient dans le jeu politique français. Dorénavant, cette loi n’est plus contestée, par la grande majorité du monde catholique.

 

            Les députés ont donc su trouver du courage pour défendre la laïcité, au début du siècle dernier, face à une France à 90-95% catholique. Dans les temps actuels que nous traversons, alors qu’il n’y a pas 90-95% de musulmans dans le pays (ils sont entre 7 et 10% de la population) et que les empiètements sur la laïcité viennent quasi-exclusivement du bloc musulman, nous avons peur de dire les choses et de renforcer la laïcité pour en faire, de nouveau, une ligue, cette fois contre les empiètements de l’islamisme, là où c’était une ligue contre les empiètements politiques d’un certain catholicisme il y a maintenant 117 ans. Nous n’avons plus la force morale et mentale qu’avaient nos anciens pour défendre des grands principes. Hélas, cette comparaison n’est pas flatteuse pour notre époque. La première des choses à faire pour redonner à la laïcité ses lettres de noblesse, c’est donc retrouver cette force qu’avaient nos anciens en 1905.  

 

            Il faut dire aux musulmans que nous n’attaquons pas leur foi, c’est très important. Je sais ce qu’est la force et l’importance de la foi dans une vie, je trouve cela très beau, c’est une grâce pour ceux qui l’ont. Je n’ai pas, à titre personnel, de problème avec la foi et donc non plus avec la foi musulmane.          En revanche, on doit trouver la force de dire aux musulmans que si certains d’entre eux considèrent que la foi doit être un moyen de conquête politique, alors ils sont nos ennemis, les ennemis de la République. Les Républicains de 1905, même si beaucoup étaient athées, ne combattaient pas la foi. Il faut relire les discours de Léon GAMBETTA. Certes, il disait, en parlant du cléricalisme, qu’il était l’ennemi. Mais il disait aussi, dans beaucoup de discours, qu’il respectait complètement ceux qui croient. C’est aujourd’hui la même chose. Ce que nous combattons, ce n’est pas la foi. Quand elle est dans le cœur de l’homme, on ne peut pas la déraciner et il s’agit d’une espérance pour un meilleur devenir après la mort. La foi est quelque chose de très fort et de très respectable, quelle que soit la religion qu’on adopte à la naissance. Ce que nous combattons, c’est la dérive politique, théocratique.

 

            C’est bien la démocratie, républicaine en France, qui combat ces dérives théocratiques. Mais pour cela, nous devons avoir cette force dont j’ai parlé, or nous ne l’avons pas. La laïcité c’est une digue, elle ne vous dit pas ce que vous pouvez croire ou ne pas croire. Elle dit juste que votre foi ira jusqu’à telle limite et pas au-delà. Il est possible d’exprimer des sentiments, mais dès lors qu’ils sont une concurrence aux lois de la République : nous devons les arrêter. C’est cela, la laïcité. Une digue.                 Mais aujourd’hui, cette digue a besoin d’être renforcée, car elle a une conquête extraordinaire en face d’elle. Quand la conquête politique s’appuie sur la loi, elle s’appuie sur le plus grand ressort qui soit, car quelqu’un qui croit en un dieu, défend une vérité absolue à ses yeux. Par conséquent, si l’on veut préserver cette digue qui cède de toutes parts, il faut la consolider et renforcer la laïcité, donc la loi de 1905 qu’il conviendrait d’abord d’appliquer par ailleurs, sans avoir peur.

 

            Dans sa décision sur celle que j’ai prise à propos des plats servis dans les cantines, le CE dit que le fait d’avoir des plats de substitution au porc, donc avec un fichage religieux des enfants qui les prennent – car il est impossible de savoir, sinon, les familles concernées – ne relève pas d’un problème d’application de la laïcité. Mais si, c’en est un, car il s’agit s’organiser le service public en fonction d’impératifs religieux. Il faut donc, premièrement, appliquer comme je l’ai dit la loi de 1905 dans toute son ampleur. Mais, d’autre part, il faut effectivement aller au-delà, car l’islamisme a bien évidemment débordé le cadre de 1905.

 

            Aller au-delà, cela implique concrètement d’interdire les idéologies de conquête politique, comme l’islamofrérisme – les Frères musulmans sont très puissants dans notre pays et conquièrent des quartiers entiers -, le wahhabisme, le salafisme, et d’autres. Toutes les idéologies de conquête politique islamistes sont nombreuses, elles ont beaucoup de branches et de ratifications. Elles doivent toutes être interdites. On me dit qu’on ne peut pas interdire d’idéologie. Or si, on l’a fait avec le nazisme. Après la guerre, il est devenu interdit de professer des idées nazies. On peut donc interdire de professer des idées islamistes. Cela nous permettrait d’éviter de se poser tant de questions pour l’expulsion d’un imam qui professe manifestement des idées islamistes et de rupture avec l’ordre républicain français. On ne l’a pas fait, cette interdiction des idées islamistes. Beaucoup s’opposent à cette interdiction, y compris à droite. Voilà le résultat aujourd’hui.

 

            Par ailleurs, soyons bien clairs : on ne peut pas tolérer, qu’au nom d’une religion, quelqu’un soit asservi. Cette considération permet d’évoquer la question de l’égalité hommes – femmes.                    Le ministre de l’Intérieur, dans une interview au journal Le Figaro le 4 août dernier, joue les gros bas, comme d’habitude. Il affirme que les critères, pour accéder au droit de venir en France, doivent être renforcés et que les candidats à l’immigration doivent être clairs sur leur conception de l’égalité entre les hommes et les femmes. Mais quand on force une fille – voire des fillettes – à porter le voile, cela ne pose pas un problème ? Le voile est un mode d’asservissement d’une société patriarcale qui est en lutte perpétuelle contre l’humanisme français. Cet humanisme français, consacré en 1789 par les Droits de l’Homme, mais qui trouve son origine dans la période de la Renaissance, c’est cette conception selon laquelle l’individu est au centre du monde. La liberté individuelle doit donc être défendue. Une fille ou une femme n’est pas libre, quand on lui force à porter le voile. La question du port du voile dans l’espace public mérite donc d’être posée.

 

La défense de la laïcité implique d’employer de véritables armes juridiques pour continuer à exister. À défaut, cette digue qu’est la laïcité sera totalement rompue et l’islamisme continuera de conquérir. Il faudra être fort, tout en respectant la foi. Nombreuses sont les femmes de confession musulmane dans le monde qui guident leur foi sans avoir de voile sur la tête. Ce n’est pas le voile qui fait la femme musulmane, mais c’est l’ordre patriarcal qui impose le voile. Cet ordre patriarcal est en contradiction flagrante avec l’ordre républicain et l’humanisme français. Si nous ne sommes pas forts dans la préservation de la laïcité, nous laisserons dépourvue une partie de notre population.


Charles Péguy disait : « L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude », une phrase célèbre. On peut en déduire que sans sécurité ni respect des règles, il ne peut y avoir de liberté ; c’est une dépossession de la démocratie. Voyez-vous tout de même des lueurs d’espoir dans les années à venir pour renouer avec une Cité apaisée et rassemblée ?

Je connais l’ampleur du phénomène délétère et antinational qui progresse. Mais on peut lutter contre par des mesures fortes. Je pense, en particulier, à une réduction nette de l’immigration, par le rétablissement du droit de sang, la réforme complète de l’Aide médicale d’État (AME) et la réduction drastique du regroupement familial. Ce sont les trois leviers principaux pour lutter contre l’immigration massive. Nous devons aussi renouer avec une immigration économique et donc mettre un terme à l’immigration de peuple qui s’y est substituée, en raison principalement de l’instauration du regroupement familial dans les années 1970 par la droite républicaine, ce qui invite par ailleurs à se poser des questions sur les grands principes que l’on a abandonnés. L’ambition de la plupart de ceux qui arrivent sur notre sol, ou qui y sont déjà mais originaires de l’immigration, est de ne pas s’assimiler. Il s’agit d’un problème immense. Il doit être régulé d’urgence. En revanche, l’immigration zéro n’est pas la solution. D’une part, car c’est impossible. D’autre part, car on aura toujours besoin, pour le développement de notre pays, d’une immigration économique à certaines périodes. En clair : une immigration au service des besoins du pays, non pas une immigration de peuplement éloignée de nos coutumes.

 

            Il faudra lutter contre de nombreux ressorts en notre défaveur : immigration non-maîtrisée comme je l’ai dit, mais aussi délitement de la sécurité dans le pays, développement massif de l’islamisme sur le terrain aujourd’hui, une Europe hélas souvent la proie des lobbys islamistes : on a quand même vu des campagnes de promotion du voile comme un outil de liberté ! Les Frères musulmans infiltrent des institutions européennes et les manipulent, aussi puisqu’elles acceptent de l’être.

 

            Mais je reste optimiste, pour une simple et bonne raison : mon amour de la France. Notre pays a toujours su résister. Nous sommes le pays qui a renversé la table à plusieurs époques de son Histoire. Il l’a fait aux temps des Croisades, de la Révolution, au XIXème  siècle, en 1940 avec le Général de Gaulle. Les époques et les enjeux sont différents. Mais, à chaque fois, notre peuple, le peuple français, a trouvé la force pour rétablir un ordre qui soit constamment celui de la liberté. C’est la liberté qui nous guide : libérer les lieux saints au Moyen Âge, libérer l’individu au moment de la Révolution, libérer le pays envahi par les Allemands en 1940. Toujours, cette inspiration fondamentale de la liberté. Nous sommes la France, le mot France signifie Liberté, Libération. Je suis donc convaincu, parce que je suis patriote, que nous parviendrons à nous libérer de ce jeu qui est en train de nous enserrer et enserre nombre de nos quartiers. Je garde donc espoir. Mais, cela ne peut passer que par de la clairvoyance,                                  de l’engagement, du courage et de la force. Mon espoir repose en une chose : je suis convaincu que la grande majorité du peuple français est prête à suivre des dirigeants politiques qui auront ce courage-là, celui du combat pour notre liberté. J’en suis intimement convaincu car je vois la réalité sur le terrain et les réactions des habitants.

 

Ce courage et cette force devront aussi être mobilisées sur d’autres leviers, notamment sur le levier académique et universitaire. L’université française ne doit pas être abandonnée. C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu. On ne doit pas accepter que nos jeunes soient formés – je dirais même déformés – par des idéologies à l’état pur, de déconstruction nationale, de promotion du différentialisme, de propension à imaginer que nous sommes forcément un peuple qui opprime et que nous devons réviser notre Histoire et demander pardon. Si nous ne nous attaquons pas à cela, si nous ne cessons pas de faire en sorte que l’argent du contribuable finance des unités de recherche pour promouvoir cette idéologie, alors nous risquons, évidemment, de perdre la génération qui arrive, complètement manipulée par ces chercheurs.

Oui, les enjeux sont énormes. Mais il faut s’appuyer sur le courage et sur le peuple français qui a bien plus de bon sens que la quasi-totalité de la classe politique actuelle. Ce n’est pas du populisme de dire ça, c’est simplement la démocratie, que certains ont oublié d’ailleurs. Quand certains traitent d’autres de « populistes », méfiez-vous. C’est une façon de faire croire que dans le peuple il n’y aurait pas les solutions. Or, je suis convaincu que dans le peuple français il y a toutes les solutions. Discutons avec les gens dans la rue et le bon sens y ressort aussitôt, car les gens vivent, quotidiennement, sur le terrain ce qui est en train de se passer, bien plus que ceux qui en sont éloignés. Je reste donc optimiste, même s’il s’agit d’un long combat. Avec d’autres, je continuerai de le mener, bien évidemment.

Propos recueillis par Romain Lemoigne