(Entretien) Nikola Mirkovic, “La Serbie est sur la voie de l’intégration à l’Union Européenne”
(Entretien) Nikola Mirkovic, “La Serbie est sur la voie de l’intégration à l’Union Européenne”

(Entretien) Nikola Mirkovic, “La Serbie est sur la voie de l’intégration à l’Union Européenne”

Nikola Mirkovic est diplômé de l’European Business School, est engagé dans l’humanitaire et est également écrivain. Il est l’auteur du livre « Le Martyre du Kosovo » aux éditions France Empire, 3e édition

Quel est votre parcours ? Quels sont vos liens avec le Kosovo et la Serbie ?

Je suis engagé dans l’humanitaire depuis 2005. C’est une année particulière car elle suit l’année du pogrom qui a eu lieu au Kosovo. En l’espace de 48h, plusieurs villages serbes ont été attaqués et des Serbes ont été assassinés. Nous n’avions plus vu une telle intensité de haine et de violence ethnique en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale. J’ai donc décidé de m’engager, et cela m’a permis de faire de nombreuses missions humanitaires au Kosovo et en Métochie avec l’association que j’ai aidée à fonder, « Solidarité Kosovo ». J’ai organisé des conférences afin de récolter des fonds pour les Serbes et les minorités du Kosovo. C’est à partir de ces conférences que j’ai décidé d’écrire un livre intitulé « Le Martyre du Kosovo » (Editions France Empire) dont nous avons publié la 3e édition revue et augmentée il y a moins d’un an. Je m’intéresse beaucoup aux zones de tension en Europe, et j’écris des articles sur ces zones dans plusieurs revues.

Etant d’origine serbe par mon père, j’ai été plongé dans le conflit du Kosovo dans les années 1990, et bien que j’habitasse en France pendant cette période, l’actualité évoquait régulièrement les conflits en Yougoslavie. La vision médiatique de ces conflits était complètement manichéenne avec les méchants serbes d’un côté et les gentils Croates ou les gentils musulmans de l’autre. Ce n’était pas du tout une image objective. En 1999, l’OTAN bombardait la Serbie et la Yougoslavie. Cela a été extrêmement difficile à vivre pour moi car ma propre famille était la cible de ces bombardements. Je suis donc parti à Belgrade où j’ai été bouclier humain sur les ponts pour éviter qu’ils ne soient détruits par les bombes. J’ai été surpris car quand je suis arrivé là-bas, j’avais accès aux médias occidentaux. Je pouvais donc voir CNN à Belgrade, mais à Paris, je n’avais pas accès aux médias serbes. D’ailleurs l’Otan a bombardé la Radio Télévision Serbe tuant 16 personnes dans l’attaque. Personne n’a été « Charlie » pour les journalistes serbes à l’époque. Mon engagement a vraiment pris une nouvelle dimension avec les pogroms anti-serbes de 2004 au Kosovo et en Métochie. Je me suis dit qu’il y avait un véritable problème avec la transmission et la compréhension de l’information en France au sujet des événements qui se déroulaient au Kosovo. Je me suis rendu compte que les médias occidentaux pratiquaient la censure, manipulaient et déformé l’information. J’ai voulu me lever contre cela tout en aidant mes frères serbes qui résistaient sur leur propre terre.

Actuellement, quelles sont les relations entre la Serbie et l’Europe occidentale ?

Les relations serbo-européennes sont relativement bonnes. La Serbie est sur la voie de l’intégration à l’Union Européenne. Cependant, la Serbie est tiraillée entre deux mondes. De par son Histoire, elle est un pont naturel entre la partie occidentale de l’Europe et l’Europe de l’Est. La Serbie est irriguée par la culture chrétienne et grecque, de nombreux empereurs romains sont nés sur le territoire de l’actuelle Serbie. Les Serbes sont chrétiens orthodoxes, tout comme les Grecs et les Russes, ce qui explique une réelle proximité avec ces peuples. De l’autre côté, l’Histoire a fait que la Serbie a eu des relations très forte avec des pays comme la France aux côtés de laquelle elle s’est battue pendant les deux dernières guerres mondiales. La position actuelle de la Serbie est la neutralité : elle souhaite entretenir d’excellentes relations avec la Russie et l’UE, tout en refusant d’adhérer à l’OTAN qui l’a bombardée il y a un peu plus de 20 ans.  Le point bloquant majeur entre la Serbie et l’UE demeure le sujet du Kosovo. Bruxelles veut que Belgrade reconnaisse l’indépendance du Kosovo alors que le gouvernement serbe souligne que cela est impossible.  D’ailleurs la constitution serbe l’interdit. L’UE est elle-même dans une situation difficile à tenir puisqu’elle propose une intégration éventuelle du Kosovo alors que cinq pays de l’UE ne reconnaisse pas le Kosovo indépendant. Pour qu’un nouveau pays intègre l’Union sa candidature doit être acceptée à l’unanimité. Cela va être difficile.

Quel est l’état de relation de la Serbie avec ses voisins ?

Aujourd’hui, la situation est un peu plus apaisée. Les Slovènes et les Serbes entretiennent de bonnes relations. Il persiste quelques litiges avec les Croates, car les Serbes ne représentent plus que 5% de la population en Croatie (contre 15% au début des années 1990). Suite à l’Opération Oluja organisée par l’armée croate et des conseillers militaires américains 200 000 Serbes ont dû fuir la Croatie pour la Serbie alors que leurs familles y habitaient depuis des générations. Il y a encore des blessures d’un côté comme de l’autre, même si un rapprochement se fait progressivement. Les relations avec la Bosnie-Herzégovine sont plus compliquées car les Serbes représentent 35% de la population et sont constitués en entité, la « Republika Srpska » ou République serbe de Bosnie. La Bosnie-Herzégovine est une création nouvelle avec une direction tripartite (croate, bosniaque et serbe). Les Serbes de Bosnie souhaitant naturellement se rapprocher de la mère-patrie, la Serbie. Avec le Monténégro, les relations sont quelques peu compliquées car les Monténégrins sont considérés comme des Serbes par les Serbes (et par beaucoup de Monténégrins.) Sous l’influence de l’OTAN et des Etats-Unis un Etat factice, le Monténégro, a été créé qui n’a pas de véritable justification historique. Avec la Macédoine du Nord les relations sont cordiales. Avec l’Albanie la situation est forcément un peu tendue à cause de la situation du Kosovo. Avec la Roumanie te la Bulgarie les relations sont normales.

La difficulté pour la Serbie est que la plupart des Etats qui sont nés à la dislocation de la Yougoslavie ont choisi d’intégrer l’UE ou sont en voie d’intégration, et font presque tous partie de l’OTAN.

Pouvez-vous nous faire un historique sur le Kosovo et son lien avec la Serbie ?

Le Kosovo est une zone géographique majeure pour les Serbes. On ne sait pas exactement d’où sont originaires les Albanais, mais dans l’Histoire des Balkans, ce n’est qu’à partir du XIe siècle qu’ils apparaissent dans les récits historiques. Pour comprendre la raison pour laquelle il y a de fortes tensions au Kosovo aujourd’hui, il faut remonter au XIVe siècle et l’invasion ottomane. Lorsque les Ottomans dominent la Serbie, les Serbes deviennent des dhimmis, des sujets de seconde zone sur leur propre terre. Ils doivent payer de nombreuses taxes et des jeunes hommes serbes sont enlevés par les émissaires ottomans afin d’être convertis à l’Islam et devenir janissaires. Cela cause donc de nombreux soulèvements serbes, et donc des répressions menant au déplacement des Serbes un peu partout dans les Balkans. Le Kosovo est une plaine à l’origine et c’est autour de cette plaine que le royaume serbe s’est établi. Prizren en était sa capitale et Peč était le siège de son patriarcat. De nombreux monastères et vestiges serbes qui datent de son époque de gloire se trouvent encore aujourd’hui au Kosovo. Depuis les bombardements de l’Otan 150 églises serbes ont été détruites pendant que 800 mosquées ont été construites. Les extrémistes albanais veulent effacer l’héritage serbe du Kosovo.

Les Albanais se sont eux-aussi soulevés et ont été réprimés par l’Empire Ottoman. Mais à partir du XVIIe siècle, une majorité des Albanais choisit de se convertir à l’Islam. En se convertissant, ils vont récupérer des terres, notamment des terres qui appartenaient aux Serbes dans les régions voisines du Kosovo. Il faut d’ailleurs rappeler que cette région se nomme en réalité « Kosovo et Métochie », « Métochie » signifiant « Terre d’Eglise » en grec. Les Albanais nouvellement convertis et arrivés sur place vont donc être de plus en plus nombreux dans la région et chasser les Serbes pour le grand bonheur des Ottomans. Au XVe siècle, les Albanais représentaient 2% de la population de la région mais au début du XXè siècle les Albanais y sont déjà majoritaires, les Serbes ayant été massacrés ou contraints de fuir la région.

Au lendemain des guerres balkaniques, les Serbes chassent définitivement les Ottomans, et la communauté internationale va reconnaître une partie de l’intégrité territoriale de la Serbie en laissant le Kosovo et la Métochie aux Serbes. La Serbie est hélas exsangue et le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes est créé. Ce nouvel Etat, qui représente une alliance des Slaves du Sud qui ne veulent plus de domination étrangère qu’elle soit germanique, hongroise ou ottomane, n’était pas assez profondément enraciné et les différends ethniques persistaient. Alors que le pays avait du mal à se constituer, la Première puis la Seconde Guerre Mondiale éclatent et rendent la construction du royaume impossible. En 1945 les communistes prennent le pouvoir. Le croato-slovène Tito, né en Autriche-Hongrie, voit les Serbes comme une menace intérieure vis-à-vis de l’hégémonie communiste. Tito a donc brisé la dynamique serbe en créant des entités autonomes. C’est ainsi que le Kosovo en tant qu’entité administrative est inventé par Tito. Il n’y a aucune trace d’un peuple kosovar, d’une langue kosovarde ou d’un pays portant ce nom dans les livres d’Histoire, ce sont des inventions modernes.

Les Albanais ne souhaitaient pas devenir des Yougoslaves, mais afin de ne pas créer de tensions, Tito va être très généreux avec eux en leur donnant des terres, une université et une presse dans leur propre langue. Il fait si bon vivre dans le Kosovo sous Tito par rapport à l’Albanie de Enver Hoxha, que de nombreux Albanais vont continuer à émigrer vers cette région. A contrario, les Serbes vont continuer à en être chassés. En 1996, un groupuscule terroriste nommé UCK réclame l’indépendance du Kosovo par la violence. En 1998, il y a près de 1300 attaques terroristes au Kosovo (dont la superficie représente environ 2 départements français). L’armée Yougoslave intervient car la police ne peut plus gérer la situation, une guerre éclate et l’OTAN intervient illégalement et sans mandat de l’ONU en faveur des Albanais. Le Kosovo est créé comme un Etat, mais il n’est pas reconnu par l’ONU, au contraire, il est reconnu comme faisant partie intégrante de la Serbie. Ce sont essentiellement les pays de l’Otan et leurs alliés qui reconnaissent le Kosovo indépendant. Les pays représentant 5/7e de l’humanité reconnaissent le Kosovo comme une région serbe.

Comment les Serbes ont-ils vécu la Guerre dans le Kosovo ? Quels sont les conséquences à court et à long terme de ce conflit ?

Les Serbes ont très mal vécu la Guerre parce qu’ils se sont défendus en utilisant le droit international mais se sont rendus compte que l’OTAN et les USA étaient au-dessus du droit international. Le sujet du Kosovo est clairement un problème qui relève de la souveraineté de la Serbie, donc un problème interne. Il n’y avait pas de guerre entre la Serbie et un autre État. Par exemple, si un groupuscule terroriste venait à sévir en France, les Français ne comprendraient pas qu’une coalition de puissances étrangères viennent bombarder la France au motif que cette dernière ne serait pas capable de résoudre le conflit. Les Serbes ont ainsi vu que l’OTAN, dont fait malheureusement partie la France, a pris parti pour les Albanais en les formant et en les armant. Pour les Serbes de Yougoslavie, l’OTAN a donc soutenu les sécessionnistes dans cette guerre civile au sein de leur territoire souverain. Il faut cependant comprendre que les combattants qui ont été soutenus par l’OTAN étaient membres de l’UCK, une organisation terroriste de l’aveu même de l’envoyé spécial de Bill Clinton dans les Balkans Robert Gelbard. Certains de leurs membres sont actuellement poursuivis pour des crimes commis contre des Serbes mais aussi d’autres Albanais dont le seul forfait était de ne pas haïr les Serbes et de vouloir vivre en paix avec eux. Les Serbes ont très mal vécu les bombardements de l’OTAN, et des blessures persistent, notamment car les Serbes ont payé un lourd tribut durant la Première et la Seconde Guerre Mondiale aux côtes des alliés et de la France. On peut toujours compter de nombreux monuments en hommage à l’amitié franco-serbe en Serbie qui date de l’époque médiévale (Hélène d’Anjou a été Reine de Serbie par exemple). Malgré l’intervention de l’OTAN, les Serbes ont su résister héroïquement durant plus de 80 jours même s’ils ont dû rendre les armes à la fin. L’autre conséquence de cette guerre est le caractère illégal du bombardement de l’OTAN. En s’affranchissant du droit international l’OTAN a ouvert la boîte de Pandore de la guerre en Europe et nous savons malheureusement après deux guerres mondiales où cela peut mener notre continent.

Actuellement, la situation reste complexe car le statut du Kosovo n’est pas réglé. Le problème majeur pour les Serbes est que la région est maintenant peuplée à 90% d’Albanais. Même si l’intégrité territoriale de la Serbie est rétablie, des conflits ethniques pourraient survenir. A mon sens, l’Occident a fait une grave erreur en soutenant la frange la plus extrémiste et nationaliste des Albanais puisque ces derniers sont dans une logique irrédentiste de conquête et de construction d’une « Grande Albanie. Cela irrigue le débat politique dans toute la région. Cette « Grande Albanie » s’étendrait du territoire actuel de l’Albanie, au Kosovo, en passant par une partie du Monténégro, de la Macédoine du Nord et de l’Epire en Grèce. L’Etat serbe et ses voisins sont tous  confrontés à cette bombe à retardement. Aussi, quand bien même le Kosovo et la Métochie rentreraient dans le giron serbe il va falloir que les dirigeants serbes créent des conditions de cohabitation avec ces populations qui ont subi le joug de leurs dirigeants extrémistes. En tout état de cause, tant que des positions irrédentistes seront véhiculées par les dirigeants albanais, des conflits continueront à émerger autour du Kosovo. Les Serbes disent que « ceux qui ont encouragé et soutenu les extrémistes albanais ne sont pas les bonnes personnes pour trouver des solutions aujourd’hui ». Ce n’est donc pas aux puissances étrangères qui sont intervenues dans les années 1990 de trouver des solutions, mais bien aux peuples présents dans la région avec l’intermédiation de puissances neutres. L’objectif est bien entendu de trouver une solution qui permette à tout le monde de vivre en paix sans léser une partie au profit d’une autre mais en respectant le droit international et le droit humanitaire.

Peut-on parler d’épuration ethnique au Kosovo ? Avez-vous des exemples concrets ?

Les Serbes sont les seules victimes de l’épuration ethnique organisée au Kosovo. Depuis l’arrivée de l’Empire Ottoman, et jusqu’à 5 siècles selon la région, les Serbes n’ont plus été les maîtres de leur territoire. L’Histoire des Serbes dans la région est tragique. Les Ottomans les ont massacrés et chassés puis les Albanais les ont imités. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Division SS « Skanderbeg » composée d’Albanais mène des exactions contre les Serbes dans la région et en tue plus de 10 000. Sous Tito la persécution se poursuit. En 1981, les Albanais brûlent le patriarcat de l’église orthodoxe serbe à Peć. Tito a fermé les yeux sur les exactions commises contre les Serbes. Au lendemain du bombardement de l’OTAN, près de deux cent mille Serbes ont fui le Kosovo. Ainsi, on est passé de 95% de Serbes au Kosovo durant l’époque médiévale, à 7% de Serbes de nos jours. Les médias occidentaux ne parlent absolument pas de cette situation.  Le martyre des Serbes est passé sous silence, alors que tout au Kosovo rappelle l’héritage de la Serbie. Tant que cette épuration ethnique ne sera pas reconnue comme telle, il sera difficile de pacifier les relations dans la région. Il faut donc que justice soit rendue au peuple serbe.

Comment évaluez-vous le régime en place au Kosovo ?

Le régime qui est en place au Kosovo est un régime fantoche. Ce sont les Américains qui décident ce qu’il se passe dans la région. Même l’historien albanais Olzi Jazexhi reconnaît que le Kosovo est un protectorat américain. Le « Kosovo » est un faux pays, une création sortie de la tête des stratèges atlantistes tout comme son drapeau qui n’est même pas utilisé par de nombreux albanais qui lui préfèrent le drapeau de l’Albanie. Les dirigeants actuels sont ceux qui se sont battus contre les Serbes pendant la guerre. Ces derniers sont quasiment tous issus du crime organisé et de la classe politique à tendance ultra-nationaliste. Cela a donc conduit à la création d’un système oligarchique où même le peuple albanais qui vit au Kosovo souffre. Aujourd’hui le Kosovo est l’un des territoires le plus pauvres d’Europe, un tiers de la population est au chômage, et pourtant le territoire bénéficie de nombreuses aides européennes et américaines. Le Kosovo est également la plaque tournante du trafic de drogue en Europe, notamment de l’héroïne qui part de l’Afghanistan en transitant vers l’Europe. Tout cela se déroule sous les yeux de nombreux soldats de l’OTAN et de hauts fonctionnaires de l’Union européenne qui feignent de ne rien voir.

Pensez-vous, comme le Colonel Jacques Hogard dans son ouvrage de 2014, que l’Europe est morte à Pristina ?

Je pense que l’Europe a tout raté dans sa gestion des crises en ex-Yougoslavie. Elle avait une occasion unique de montrer au monde qu’elle avait compris les erreurs du passé et qu’elle souhaitait construire la paix en Europe. Au lieu de cela, Bruxelles s’est engouffrée dans la guerre à la remorque des Etats-Unis. Depuis ces guerres l’Union européenne n’a bâti aucune politique cohérente pour la région à l’inverse des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine et de la Turquie. L’Europe n’a pas compris la région ni ses enjeux. Les islamistes contre lesquels les Serbes se battaient en Bosnie-Herzégovine dans les années 1990 sévissent aujourd’hui à l’intérieur des villes de l’Union européenne. Au lieu de promouvoir la grandeur de la culture européenne et de construire des pôles de développement économique avec les pays des Balkans l’UE s’échine à organiser des gay-pride et pousse la Serbie à abandonner la terre de ses ancêtres. Elle n’a rien compris à l’histoire des Balkans et les enjeux de ce qui s’y déroule. Le colonel Hogard a 100% raison, l’UE est bien morte à Priština.

Propos recueillis par Alexandre Saradjian