Julien Argento, “Nous avons l’expérience, la vision, l’ancrage local”
Julien Argento, “Nous avons l’expérience, la vision, l’ancrage local”

Julien Argento, “Nous avons l’expérience, la vision, l’ancrage local”

Julien Argento est chef d’entreprise et candidat aux législatives sur la 2ème circonscription du Var.

Bonjour Julien Argento, comment votre métier de chef d’entreprise peut-il influencer votre action en tant que député ?

Bonjour DD, et tout d’abord merci de me donner une tribune dans votre média que je suis activement depuis sa création.

Je suis directeur d’agence immobilière et également formateur professionnel auprès des étudiants en licence immobilière. Notre société familiale comporte 4 de ses 8 agences sur le territoire de la deuxième circonscription du Var.

Ce territoire, à la fois rural et urbain, j’y suis né, j’y ai fondé ma famille et je l’arpente au quotidien. Je pense que ma parfaite connaissance du terrain, mon engagement politique depuis plusieurs années dans ma commune de la Valette du Var (depuis 2011 au sein des LR), mes compétences urbanistiques et juridiques ainsi que mon profil entrepreneurial font de moi un candidat à la fois connecté au ‘’monde réel’’ mais aussi suffisamment indépendant pour ne pas s’inféoder à qui que ce soit et encore moins à une majorité présidentielle, sans corpus idéologique, aux ambitions suspectes.

Et puis aujourd’hui, les deux tiers des sièges de la chambre basse sont occupés par des fonctionnaires en dispo. Cela ne me gêne pas, mais je veux porter une voix différente et représentative de cette France qui créé de la richesse dans nos territoires. Je crois que nous contribuons avec nos charges (TPE/PME) de manière très significative au financement de nos institutions, il est temps que nous ayons un peu plus notre voix au chapitre.

Quelles sont vos propositions en matière d’économie ?

Elles sont multiples, empiriques et je crois, de bon sens.

Je ne vais peut-être pas toutes les décliner ici (rires) , mais tout d’abord un constat :

Nous évoluons dans une société ou le poids des charges, de la bureaucratie, des prélèvements sociaux et le cout des solidarités ont littéralement écrasé notre classe moyenne, qui doit contribuer à tout, mais ne peut jamais prétendre à rien.

Je veux être le député de tous les Varois, sans aucune distinction, mais je veux aussi rétablir une certaine justice sociale pour nos classes moyennes sur l’ensemble du territoire national.


Des exemples de propositions :

  • Refonder les tranches marginales d’imposition à l’IR (surtout celle à 30%) en indexant non plus la charge sur le revenu net taxable mais aussi et surtout sur le statut du travailleur. (Indépendant vs salarié vs fonctionnaire, peuvent avoir le même revenu, la précarité et les charges ne sont pas les mêmes)
  • Mettre en place un système de charges patronales ‘’au barème et par tranche’’ et non plus à l’€uro près. Cela permet au patron d’augmenter les salaires sans payer plus de charges et donc de faire face à l’inflation.
  • Revaloriser le quotient familial. La demi-part dans un foyer est aujourd’hui à 1592€, elle était sous Chirac ou encore Sarkozy en 2010 à 2,300€. Revenons à ces valeurs cadres qui libèreront nos classes moyennes de cette dime des temps modernes.
  • E. Macron propose le RSA jeunes, encore et toujours de l’assistanat. Je propose de mon côté une exonération de charges patronales totale la première année puis partielle sur trois ans pour les contrats jeunes (moins de 30 ans) Éric zemmour proposait d’exonérer les moins de 30 ans de toute imposition, cette mesure est hors sol et ne valorise pas l’ascension sociale. J’ai 29 ans, je suis fier de contribuer à l’effort national, je préfère avoir un meilleur salaire net (ce qui est le cas avec mes propositions) et payer des impôts, plutôt que d’avoir un salaire moindre exonéré d’impôts. Il faut revaloriser la réussite professionnelle, libérer le génie Français, proposer des alternatives solidaires aux mesures actuelles d’assistanat.
  • Une dernière mesure qui pourrait intéresser vos lecteurs, je propose de libérer nos entreprises du poids des normes administratives. Redonnons de l’autonomie et des responsabilités à nos chambres consulaires, (chambre de commerce et d’industrie, chambre des métiers d’artisanat, chambre d’agriculture) qui sont les instances locales capables d’accompagner les entrepreneurs. Elu député, je serai le relai entre les entreprises de mon territoire et ces instances pour optimiser le rendement de nos sociétés et leur permettre de travailler plus avec moins de contraintes.

Les Français ont placé le pouvoir d’achat comme leur principale préoccupation, la droite peut-elle y répondre efficacement ?

Qui d’autre que la droite pour y répondre. Nous avons l’expérience, la vision, l’ancrage local. Il ne faut pas céder au populisme mondain de ceux qui font des chèques en bois et encore moins à ceux qui veulent doper les salaires en augmentant la dépense publique (trop fastoche.)  

Il n’y a pas de baguette magique pour revaloriser le pouvoir d’achat, mais encore une fois au lieu de miser sur des aides étatiques éphémères, misons sur l’humain. Libérons les entreprises du coût du travail et des normes, aidons les patrons à payer plus, sans que cela ne leur coute plus !

Quels sont les atouts de votre circonscription ?

Ma circonscription puise sa richesse dans ses contrastes. Des communes métropolitaines, urbaines, péri -urbaines et d’autres plus rurales.

Elle concentre en son sein deux gros pôles d’activités, représentés par l’AFUZI (EST) et l’ADETO (OUEST), dont la plus grande Zone d’activité commerciale de la région Sud. Elle dispose également d’artisans, de producteurs, d’agriculteurs, de nombreux libéraux du droit ou de la santé, ainsi que de professionnels de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme. C’est un territoire très attractif et le travail ne manque pas.

C’est aussi un bijou territorial. Des pieds du massif de la sainte Baume, jusqu’aux gorges d’Ollioules à Evenos, en passant par le plateau de Siou Blanc, le majestueux mont Coudon, l’Oppidum du Castellas ou encore le Mont Caume, notre circonscription ne manque pas de charme ni de verdure. Elle est traversée par trois rivières, La Reppe, Le Las et le Gapeau.

Pourquoi vous présenter à ces législatives ? Que pensez-vous pouvoir apporter aux habitants de la deuxième circonscription du Var ?  

Si les électeurs me font confiance, je porterai leurs problématiques à l’Assemblée nationale et me battrai avec force et vigueur pour l’ensemble de notre territoire.

 J’ai déjà plusieurs dossiers importants à défendre dont la bétonisation de nos communes rurales, la loi SRU pour le logement notamment social qui doit être à tout prix repensée et adaptée au schéma de cohérence territorial, avec la maitrise du foncier social existant par la rénovation de bâtiments et la location accession.

 L’entrée en Zone Faible Emission de Toulon et de nos communes péri-urbaines serait catastrophique pour tous nos petits métiers, nos retraités et toutes celles et ceux qui ne pourront plus aller travailler dans ces villes s’ils n’ont pas de véhicule hybride ou électrique dernière génération.

La LGV et le nouveau tracé de la LNPCA dont les phases 3 et 4 défigureraient le flanc ouest de ma circonscription.

La sécurité dans nos villes et dans nos rues, en incitant nos édiles à créer des CSU, et en augmentant les effectifs des forces de police et de gendarmerie notamment sur les secteurs couverts par la gendarmerie de la Farlède.

Le maintien de nos ainés à domicile (par l’aménagement des habitations via des ergothérapeutes, les soins à domicile, subventionner l’achat de colliers de chutes)

La revalorisation réelle des grilles salariales des AVS et des aides-soignants. Le Segur prévoyait +183€/mois bruts, mais c’est de la prime et non du revenu net (Donc non comptabilisé pour la retraite, déduit en cas de maladie, etc).Il nous faudra aussi œuvrer à l’implantation de maisons de santé supplémentaires afin de faire reculer les déserts médicaux.

Un député est à la fois un élu local et national. Je suis un patriote, un républicain, je siègerai donc au sein du groupe LR, ma famille politique, dans la fidélité et la droiture, et travaillerai aussi avec ardeur sur les grandes questions régaliennes et nationales, comme la primauté du droit français sur le droit européen ( tel que le dispose le bloc de constitutionalité) l’immigration, la laïcité, l’enracinement et la tradition Française mais aussi sur toutes les mesures fiscales comme la suppression des droits de succession, qui pourront améliorer la transmission et le sort des familles.

Avec leur très faible score aux présidentielles, Les Républicains ont-ils une chance dans cette législative ? Que feriez-vous de différent par rapport à un Emmanuel Macron ?

Les législatives sont avant tout la rencontre d’une femme ou d’un homme avec les habitants de son territoire.

Emmanuel Macron c’est ce ‘’ en même temps’’ c’est cette ‘’ France périphérique’’ qu’il méprise en considérant qu’il y a ‘’les français qui réussissent et ceux qui ne sont rien.’’

Emmanuel Macron c’est aussi un gouvernement qui a nommé un wokiste d’extrême gauche à l’éducation de nos enfants, et qui considère, en même temps qu’il n’y a pas de ‘’culture Française’’.

Emmanuel Macron c’est le 19 mars et autant de maladresses qui divisent notre nation et entachent le devoir de mémoire.

J’appartiens à cette droite républicaine qui milite pour la méritocratie, le travail, le respect de nos traditions, de nos racines, qui cultive la fierté Française et par-dessus tout désireuse de servir son pays.

Ce qui se joue au travers cette élection c’est l’avenir des oppositions démocratiques. Qu’il semble loin le temps où les Français disposaient de véritables choix d’alternance entre la gauche et la droite. Emmanuel Macron a créé un ogre, une machine à gagner les élections, dénuée de tout corpus idéologique.

Alors je crois que oui, nous avons une chance dans cette législative, j’ai joué au rugby la moitié de ma vie et je ne suis jamais rentré sur le terrain défait d’avance. Nous nous battons pour des idées et des valeurs, Emmanuel Macron se bat pour des sièges et du pouvoir.

N’oublions pas ce que disait Oscar Wilde, ‘’on n’a rien à perdre à viser la lune, au pire on atterrit dans les étoiles‘’

Tu as subi une trahison (le maire de La Valette ayant rejoint Renaissance) quel est ton regard sur la vague de transfuges de droite vers le mouvement de Macron ? Tu ne crois pas en cette nouvelle recomposition avec une droite incarnée par Edouard Philippe ?

Je respecte la décision de mon maire bien qu’elle soit difficilement compréhensible pour nombre de Valettoises et Valettois (moi y compris). J’ai la candeur de penser que ce doit être un choix politique local et non un choix du cœur, et puis, sans son concours, je n’aurai certainement jamais eu cette investiture.

Alors si sur le plan municipal des sensibilités peuvent cohabiter, l’élection législative n’en demeure pas moins une élection nationale.

Quand j’entends certains candidats MACRON se prétendre avant tout du territoire et idéologiquement de droite, j’ai un doute : Je ne crois pas qu’il existe de groupe TERRITOIRE à l’Assemblée nationale, ils siègeront donc aux côtés du gouvernement et des députés de la majorité présidentielle et ne pourront donc certainement pas s’opposer comme je souhaite le faire aux projets évoqués ci-dessus.

Je crois que ces formations politiques (LREM-HORIZON-ENSEMBLE-RENAISSANCE), sont absolument dénuées de toute colonne vertébrale. Comment peut-on, par exemple, voir assis côte à côte Manuel Valls et Eric Woerth ? un peu de bon sens. Comment se prétendre de droite quand on voit la composition de ce nouveau gouvernement, avec à sa tête, une technocrate de gauche ?

L’horizon est une ligne imaginaire, et au plus on s’en approche, au plus on s’en éloigne. Pour ma part je suis de ceux qui persévèrent, qui tiennent la ligne. J’ai fait le choix de rester clair, fidèle et constant dans mes idées, au sein d’un parti riche de son histoire et qui compte encore dans ses rangs de nombreux talents (Lisnard, Wauquiez, Aubert, Ciotti, Retailleau, Bellamy, Barouin,Larché) et de jeunes pousses très prometteuses.(Comme mon ami Guilhem Carayon ou encore Charles Consigny)

Ensemble, nous rebâtirons une droite républicaine solide, une droite de combats.

Quelle est ta vision de la France ?

LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE

Cette devise magnifique est un triptyque qui résume pour moi la chance que nous avons d’être Français. Aimer la France et servir les Français est pour moi une même démarche. Les questions économiques et sociales sont intimement liées, les mérites individuels sont précieux, et il faut soutenir et valoriser l’humain quelques soient ses origines ou son hérédité, du moment qu’il aime et respecte son pays.

Ta définition de la droite de demain ?

Je suis de cette génération à qui l’on aura promis des réformes, des ruptures, du bon sens, du bien-être, de la sécurité, de la liberté, de la grandeur. J’ai attendu, et j’ai vu. J’ai vu la jeunesse se perdre en errances idéologiques, j’ai vu l’innovation manquer d’air, les esprits fuir, l’entreprise pâtir de multiples pesanteurs.

Mais je suis aussi de cette génération qui réinvente, lucide sur les enjeux de sécurité, soucieuse d’un épanouissement individuel et collectif par l’entreprise et par l’art de vivre, qui puise chez nos ainés et protège nos enfants.

Panache, exemplarité, exigence, inventivité, détermination, courage.

Voilà ce qu’est une droite de demain. Une droite de terrain et de combats.