(Entretien) Rudolph Granier, “La droite que je porte est populaire, méritante et fière de ses valeurs”.
(Entretien) Rudolph Granier, “La droite que je porte est populaire, méritante et fière de ses valeurs”.

(Entretien) Rudolph Granier, “La droite que je porte est populaire, méritante et fière de ses valeurs”.

Bonjour Rudolph Granier, vous êtes candidat dans une circonscription jugée difficile, dans le dix-huitième et le neuvième arrondissement de Paris. Quel sera votre axe de campagne ?

Un seul leitmotiv : démontrer la complicité qu’il existe entre la mairie de Paris et le Gouvernement au détriment des parisiens et de proposer d’en finir avec cette duplicité politico-politicienne. Quelques illustrations à ce constat : les Haltes Soins Addictions (HSA) dont l’objectif est d’accompagner la consommation de crack ont été votées par la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron, c’est quelque chose qui est porté par la maire de Paris Anne Hidalgo et donc aussi la majorité parlementaire, dont Pierre-Yves Bournazel, député sortant et à sortir. De même sur les loyers capitalisés, Bercy s’est opposé il y à peine 6 mois à cette pratique alors qu’il avait laissé faire durant plusieurs années. Le résultat est une dette qui a totalement explosé et plusieurs centaines de millions d’euros pris aux bailleurs sociaux et qui empêchent la rénovation. Une autre illustration, le bétonnage en règle de Paris, la gauche souhaite se créer une clientèle électorale avec la création de logements sociaux et bétonne Paris en permanence, ce qui est permis par l’absence de réforme sur la Loi solidarité et renouvellement urbaine. On continue à additionner des ghettos sur des ghettos, on ajoute de la misère à la misère. Rien n’est fait par le Gouvernement pour modifier cette loi SRU contraignante pour nos villes. En termes de santé, le dix-huitième arrondissement est en situation de désert médical en plein cœur de cet hypercentre urbain. On a un problème de praticiens, de médecins généralistes et de spécialistes. Aujourd’hui, le Ségur de la santé ne propose aucune mesure d’envergure pour enrayer les déserts médicaux. Ce sont les Parisiens qui payent le prix de cette double inaction d’Emmanuel Macron et d’Anne Hidalgo.

Quels sont les atouts du XVIII -ème arrondissement de Paris ? De la circonscription ?

Cet arrondissement est riche de la diversité de ses habitants. Un arrondissement unique en son genre car c’est par exemple le dernier capable d’accueillir un parc urbain dans Paris. Cependant, il concentre tous les problèmes sociaux de notre pays. Si je me suis engagé en politique, c’est justement pour faire face à ces difficultés et essayer de faire avancer les choses, d’améliorer la vie de mes concitoyens.

Quelles sont les thématiques que vous voudriez défendre à l’Assemblée nationale ?

J’ai une appétence particulière pour les questions de sécurité. J’ai aussi envie d’agir dans d’autres domaines tels que la santé, l’éducation ou les finances.

La droite peut-elle s’imposer à Paris ? Quelle ligne doit-elle défendre ?

Bien-sûr. Avec Rachida Dati, nous imposons déjà nos thèmes au Conseil de Paris. Cela est possible par le courage de notre cheffe de groupe, elle a porté une voix de droite, populaire, sans compromission et avec une force sans pareil, mais aussi grâce à un groupe de qualité composé de nombreux jeunes élus, une équipe renouvelée et une volonté de sérieux avec un travail de fond. Un renouvellement qui s’accompagne également d’une nouvelle manière de faire de la politique, pas la politique de papa à la Anne Hidalgo. Ainsi, nous avons interpelé la mairie sur les thèmes qui nous semblaient majeurs pour les parisiens et comme ils nous le racontent : le crack, la sécurité, les Jeux Olympiques, l’aménagement du Champs de Mars, la dette, les services publics. Ce travail se fait en adéquation avec les Parisiens.

La défaite de Valérie Pécresse aura-t-elle un impact sur le scrutin à Paris ?

Non. C’est une élection radicalement différente. Le débat public n’a pas eu lieu pendant la présidentielle en raison de la crise sanitaire et ukrainienne. Le débat politique va avoir lieu à l’occasion de l’élection législative. C’est ce moment que les Français attendent et que les habitants de la dix-huitième circonscription attendent.

Quelle est votre vision de la droite ?

Etant fidèle au gaullisme social, j’ai du mal à m’affilier à des grands personnages car ce sont des circonstances et des Hommes qui rencontrent des événements. La droite que je porte est populaire, méritante et fière de ses valeurs. Cette droite doit être au service de la France.

Propos recueillis par Paul Gallard