(Tribune) « Pour une écologie rurale »
(Tribune) « Pour une écologie rurale »

(Tribune) « Pour une écologie rurale »

L’écologie des campagnes !

Notre environnement est le bien le plus précieux que nous avons en héritage. La France brille de la diversité de ses paysages, de ses reliefs, de ses montagnes et de ses grandes plaines. Nous Français avons la chance d’appartenir à un pays si différent d’un bout à l’autre. Ces bouts de France ont façonné nos villes, nos villages et nos campagnes.

Les briques rouges du Nord, les toitures en tuiles des villages perchés de la Côte d’Azur, les ardoises tarnaises ou les pierres calcaires qui font rayonner la ville lumière, font la richesse de nos territoires et attirent le monde entier dans notre pays.

L’écologie c’est prendre en compte ces particularités, les protéger et adapter les solutions. Nous devons être au rendez-vous de l’histoire en répondant aux enjeux environnementaux dans chaque territoire de France. Jamais nous n’avons eu autant la capacité d’améliorer durablement la vie de nos compatriotes des campagnes grâce aux innovations, jamais nous n’avons été dans un tel tournant anthropologique où la population délaisse les grandes villes pour prendre l’air des villages, jamais des solutions techniques n’ont autant la possibilité d’aider le développement de nos territoires ultramarins.

Ainsi, l’intelligence artificielle permet déjà d’optimiser les récoltes agricoles et de faciliter la vie des agriculteurs. Elle ne doit pas être l’apanage des grandes exploitations mais servir tout autant le petit récoltant. Concernant les risques naturels, elle sera utile dans l’anticipation et l’adaptation des récoltes. C’est tout le défi de notre temps ; rendre accessible l’innovation à l’ensemble des exploitants. 

La technologie sera le précurseur de nouvelles mobilités moins consommatrices et au rendement plus efficace en répondant également aux enjeux de désertification. On constate notamment l’amélioration des prises de rendez-vous en téléconsultation qui permet déjà de gommer le manque cruel de médecins dans les campagnes. 

Pour ce faire, nous devons faire confiance et encourager les entreprises qui font le choix du développement de la France périphérique. Le boom technologique n’est pas un gros mot, s’il est combiné de manière efficiente avec l’éthique. Il ne doit pas retirer des emplois mais compenser les besoins et pallier le vieillissement de population notamment dans ces zones.

Mais s’il est important de joindre la technologie à une vision décentralisée de l’écologie, attention à ne pas calquer les ambitions écologiques des mégalopoles à une réalité bien différente dans les campagnes. L’écologie en ville doit répondre à l’enjeu de peuplement et de concentration.

Des villes petites et moyennes ainsi que les villages n’ont que très rarement ces problèmes et représentent une infime partie de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre. Le débat sur l’électrique est symptomatique d’une fracture entre une certaine élite politique et médiatique avec la France périphérique. Dans les conditions actuelles, l’acquisition de véhicules particuliers électriques n’est pas adaptée aux longues distances qu’effectuent les personnes vivant hors des grandes métropoles et représentent un coût bien trop élevé pour la classe moyenne et populaire, les lignes ferroviaires n’étant souvent pas à la hauteur et les réseaux locaux de transports publics bien insuffisants.

L’agenda écologique étant trop souvent poussé par l’élite bobo parisienne qui mène un combat idéologique plutôt que pragmatique. Il est temps de redonner la parole aux ruraux, à ceux qui nourrissent la France et créent de la valeur. Cela passera également par un grand plan de réindustrialisation qui permettrait de créer de nouveau de l’attractivité dans des territoires souvent abandonnés. 

L’autoroute reliant Castres à Toulouse en est la parfaite illustration. Au nom de la disparition de platanes, les écoterroristes bloquent un projet qui permettrait pourtant de désenclaver des communes et faciliter la présence d’investisseurs dans ces territoires anciennement industriels.

Point d’écologie sans industrie. Deux notions qui semblaient aux antipodes et qui pourtant peuvent s’imbriquer si elles sont équilibrées. Quelle écologie quand nos campagnes sont désertes d’activité ? Quand les transports disparaissent ? Les villages n’ont plus les moyens d’investir dans l’innovation et c’est la décroissance. 

Enfin, c’est par la ruralité que nous veillerons sur ce bien immatériel qu’est l’environnement. Sa protection ne pourra se faire qu’avec les acteurs au contact de la nature. Qui de mieux que des pêcheurs, chasseurs, cueilleurs, éleveurs, gardes forestiers ou pompiers pour prendre soin de nos paysages ? Pour comprendre leurs spécificités ?

Prenons conscience de cette fenêtre de tir inédite. La droite doit prendre à bras le corps cet enjeu pour construire une écologie rurale basée sur l’innovation ! 

Investissons dans nos campagnes, notre avenir est en jeu !

Joseph

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